Finalement j’écris, j’écris, mais vous en savez assez peu sur la manière dont j’ai été élevé. La plupart d’entre vous doivent être persuadés qu’à la maison, mes parents faisaient bénir le nouveau frigo et me souhaitaient une bonne journée à l’école « au nom de notre sauveur le Seigneur Jésus Christ ». Si on fait un sondage maintenant, je suis prêt à parier mon boxer blanc dédicacé par Shane Williams* que 90% des lecteurs de ce blog m’imaginent tel un pur produit du centre de formation « Catholic Church » Section 9².

 

 

Vous pensez que chaque dimanche matin, le dilemme qui habite mes parents c’est de savoir s’ils vont emmener les gamins à la messe des charismatiques ou à la paroisse de quartier ? Je vous rassure tout de suite ils n’ont pas ce genre de souci, car quand on pionce la question se pose pas tellement. Ou au pire ça peut tourner autour d’un « auquel des mioches je vais demander d’appuyer sur la machine à café », mais ça s’arrête là. Les seuls souvenirs de messe que j’ai conservé de mon enfance, hormis à Pâques et à Noël, me viennent de mes grands parents. Si à 14 ans on m’avait demandé mon avis sur la confession, j’aurais sûrement répondu que je ne connaissais pas cette marque de slip…

Après je vous arrête tout de suite, je ne suis pas né dans une famille de bouffeurs de curés loin de là. Simplement dans une famille très ordinaire où on respecte l’institution sans que la pratique, ni même la spiritualité, ne fassent vraiment parti du quotidien. Ce qui ne veut pas dire que j’ai été élevé sans valeurs solides : En rugby quand on joue l’Angleterre mon père coupe le son au moment de « God Save The Queen »**, et tout le monde chez moi sait bien que la moyenne en sport est bien plus importante que celle de n’importe quelle matière scientifique de binoclard (ou pire, de musique). La base quoi. Mais dans la liste de priorités de la baraque, la religion n’arrivait que très très loin. Un très loin assez proche du « pas du tout », si vous voyez ce que je veux dire. Comme si la messe, les bénédicités, le carême, la prière et Jésus étaient tous rangés dans un grand carton à la cave avec écrit « OSEF » dessus, bien caché entre le linge sale et les affaires de ski. Même aujourd’hui, alors que j’ai grandi et que la religion fait partie de ma vie de tous les jours, en terme de pratique familiale les choses n’ont pas vraiment changées. Et pourtant Samedi nous avons vécu un moment de foi intense tous ensemble.

 

 

J’ai un ami qui vient de perdre sa maman. Elle luttait depuis de nombreuses années contre la maladie. Je sais que durant tout ce temps mon pote s’est montré très digne et s’est beaucoup occupé de la maison, notamment de sa petite sœur, alors que le travail de son père le poussait à être souvent absent. Samedi soir, je me suis donc dit que si une famille autour de nous méritait bien le soutien de Dieu c’était celle-ci, et que pour une fois la nôtre pouvait bien faire l’effort de confier au Seigneur des gens qui en avaient besoin. Chez moi on est cinq, tout le monde va bien, je remercie Dieu chaque jour pour cette chance, et ça m’a paru important de prier pour ceux qui ne l’avaient plus.

Alors j’ai demandé à mon père s’il était possible de dire un mot pour eux avant le dîner. Autant vous dire que chez nous c’est de l’inédit, ça a dû arriver une fois pour la mort de JPII*** et basta. D’ailleurs la scène était un peu surréaliste : toute la famille debout, les pizzas au milieu de la table et Clint Eastwood qui flingue des mecs à la télé. Coupé quand même, le son de la télé, histoire de faire les choses bien. Un instant, j’ai quand même eu cette petite voix dans ma tête qui se demandait de quelle manière ça allait foirer.

Dans ces moment-là c’est comme un match sous la pluie, faut la jouer simple : 4-4-2 classique avec deux pointes et un milieu récupérateur. En catholique ça donne : Un « Notre Père » en pointe, un « Je vous salue Marie » pour diriger la défense et un petit mot personnel en meneur de jeu pour faire le lien entre les deux. Et je vais vous dire, c’était extraordinaire. Prier avec ma famille m’a fait un bien fou. La religion est quelque chose de très important pour moi, et j’aurais beaucoup de mal à vous décrire la joie que j’ai ressenti en voyant mes parents et ma sœur s’adresser à Dieu eux aussi.

 

 

Ils prient rarement, et alors ? S’il faut attendre d’être un parfait croyant pour s’adresser à Dieu on y va jamais. Trop de gens s’auto-mettent des barrières en se disant « je ne vais jamais à l’église, je ne mérite pas… », « Il va trouver ça un peu facile » et bla bla bla. Moi je pense que c’est des conneries. Tu t’assoies, tu partages ce que tu ressens, le reste c’est à Lui de gérer, au moins tu l’as fait ! Faut bien réaliser qu’en soit, prier c’est déjà une manière de faire confiance au Seigneur, alors vous voulez faire quoi de plus ? Sacrifier un lémurien ? Je crois même que Dieu n’attend que ça, que nos frères qui l’oublient souvent se tournent vers lui et disent « Mon Dieu on ne se parle pas beaucoup, ça fait même un sacré bail. Mais là, il se passe quelque chose d’important ».

Nous vivons tous des occasions comme celle d’hier soir, des moments dans la vie qu’on ne veut pas affronter seul. Où l’on ressent intensément le besoin de se tourner vers Dieu. Rien ne doit nous en empêcher. Samedi cette occasion je ne l’ai pas laissée passer. Ne le faites pas non plus.

 

 

*Non j’en ai pas, mais si j’en avais un je dormirais avec tous les soirs, et je le laverais jamais

** Quel titre ridicule ! Personne n’aime l’Angleterre, et Dieu encore moins que les autres

***Santo Subito

 

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44 commentaires to “Une occasion à saisir”

  • Excellent ! je me retrouve totalement dans ton article avec ma famille ;-)

  • C’est drôle, dans ma famille (le même genre que la tienne mais avec un père qui tend plutôt vers agnosticisme), depuis quelque temps, on avait mis sur la table l’idée de faire (comme ça!) un bénédicité voire de lire un petit passage de la bible pour faire peut être un peu plus famille pratiquante. Mais bon, c’était des idées lancées à la volée par ma sœur après sa première communion sans véritable conviction ni de elle ni de ma famille.

    En lisant ton billet, j’ai bien compris qu’on allait juste rétablir un certain type de pratique religieuse mais pas de véritables moments spirituels.

    Finalement, je crois qu’avec des moments comme ça, on vit plus intensément la foi que 3 000 bénédicités.

    • Attends, me fais pas dire ce que j’ai pas dit hein, la pratique au quotidien est hyper importante à mes yeux. La foi, tu la vis pas aussi intensément à chaque moment de prière, c’est certain, mais elle se construit un peu tous les jours !

      Suffit pas de s’enflammer une foi tous les dix ans pour que ça donne des fruits ;)

      • Je sais que, dans ton texte, tu dis regretter de ne pas avoir un famille plus priante.

        Mais bon j’ai toujours une méfiance pour les trucs un peu trop traditionnels comme le bénédicité ou autre. Peut être à une époque, ça permettait de faire vivre la foi mais, à notre époque, j’ai l’impression que ça sert juste à créer des générations de dégoutés de la religion.

        Le problème est que, au début, peut y avoir la foi mais, au bout du compte, c’est juste un truc mécanique que tu ressasses par tradition.

        • Je propose de ne plus dire de je vous salue Marie, c’est trop mécanique. Et puis plus de Notre Père aussi ….
          Ho et puis la messe c’est toujours la même chose !!! Ce n’est pas un moment spirituel mais seulement un certain type de pratique religieuse … à dégager donc !!
          Et je ne parle même pas du signe de croix …

          • Eh! ne fais pas de moi le progro que je ne suis pas! et puis ne confonds pas Tradition et traditions!

            Et pour parler du notre père, sache que qu’à peu près toute la génération de bretons auxquels appartient mon père serait te le redire. Mais combien sont encore croyants? pas beaucoup, je le crains!

            Apprendre un texte de dix lignes par cœur, y a pas besoin de la foi pour le faire mais le vivre et lui donner du sens ça c’est une autre paire de manche! C’est de ça que je voulais souligner quand je parlais de forme trop mécanique.

          • C’était juste pour souligné que même si cela parait « un peu mécanique » il y a vraiment un intérêt spirituel à dire le bénédicité. Même s’il est vrai que des fois c’est un peu expédié, on parle du Seigneur à un moment où on l’oublie facilement.
            Et je trouve que de dire que ces prières sont trop mécaniques et n’apporte rien de spirituel c’est un peu dans la gueule de ceux qui les pratiquent quotidiennement et prient vraiment. Après c’est sur que l’on peut les réciter sans être dedans mais si on n’essaye pas on ne réussira jamais à y entrer. Quand à ceux qui ne sont plus croyants, je ne crois pas que se soit à cause du notre père… mais plutôt d’une perte de la foi.
            Mais il est vrai que ces prières sont loin d’être suffisantes et que la prière « avec nos mots » compte énormément.

    • Je vois ce que tu veux dire, les gestes répétitifs qui finissent par perdre leur sens.

      Mais j’ai aussi vécu ce moment dans ma vie ou les gestes simples, comme le bénédicités par exemple, m’ont permis de reprendre pied et de revenir à la pratiquer.

      C’était un moyen d’avoir un rdv régulier avec Dieu, et de reprendre l’habitude…

  • La meilleure façon d’apprendre à prier… c’est de prier!

  • chez moi le souci le dimanche c’etait quelle viande nous allions griller avec qui et quels seront les 4 films format VHS qu’on aller louer au blockbuster du coin,…mon meilleur souvenir de priere en famille c’etait un chapelet qu’on a decide de mediter a voix haute au milieu des mysteres, j’ai jamais entendu mon pere dire des choses aussi belles ! ca contraste avec les insultes de toutes les couleurs au volant.

  • Chez nous la prière était qualifiée de « bondieuserie », mes parents ayant connu la frange catho catho des campagnes où on allait à la messe pour mieux médire sur son voisin une fois racheté pour la semaine…Incohérences entre humanité véritable et brandissement du châtiment divin (enfant damné car hors mariage, femme de mauvaise vie Parce que divorcée…la honte !)…etc etc…ça ne donnait guère envie…
    Aujourd’hui, la prière fait partie du ciment de mon quotidien…je ne la récite pas…j’essaie d’être prière…

    La seule fois où j’ai entendu mon père et ma fratrie réciter le Notre Père, c’était il y a deux ans, lors du sacrement des malades, donné à ma mère inconsciente sur son lit des derniers instants en ce monde…Mon père, le prêtre, mon frère, mon époux, un de mes fils, les deux aumonières de l’hopital, ma soeur et moi même fermant le cercle, ma main sur celle de mon père, et nos mains sur le front de ma mère…jamais je n’oublierai les sensations, et les émotions de ce moment là. Nous étions non pas concentrés, mais centrés, bien droits, et solides autour de celle qui avait tant fait pour nous….
    Indescriptible présence de Lui à ce moment précis….
    Maman était atteinte de l’Alzeihmer, source d’un enseignement douloureux mais intense et riche pour chacun d’entre nous….Cette cérémonie a eu lieu en début d’après midi, elle nous a quitté le soir même…après 11 ans de maladie…

  • Je ne sais pas s’il vaut mieux être dans une famille peu pratiquante et avoir la liberté de faire ses propres expériences, ou avoir une famille pieuse qui te donnes un vrai bagage solide (mon cas). Je m’estime très heureux d’avoir été guidé vers le Christ par mes parents en tous les cas…

  • Salut à toi, bravo et merci pour ce blog découvert la semaine dernière. Il me fait du bien, ne serait-ce que parce que ce ton pour parler de sujets qui soulèvent au mieux une douce indifférence, au pire sont l’occasion de passer en revue 2000 ans d’histoire, ce ton donc me parle, et jamais ne me choque (sans doute parce que parce qu’élevé à dose d’Uderzo et autres Desproges).

    La prière, c’est juste pour moi, qui ait fait un retour dans la foi tout récent, un indispensable moment de ma journée. Ne pas prier, parce que ce jour là, j’ai autre chose à faire de vraiment plus important (ou pas), c’est un vide qui s’ouvre, et c’est souvent le prélude à plusieurs journées sans coeur à coeur avec le Seigneur.

    Des moments de prière en famille, ne serait-ce que dans la mienne, il n’y en a que peu, et je le regrette, et je prie pour que cela change. Je sais aussi que chacun doit cheminer à sa propre vitesse, et qu’il faut être patient et attendre, peut être pour rien, mais je ne forcerai personne de ma maison à partager ce qu’il ne veut pas partager.

    La prière, c’est, pour reprendre les termes d’une personne que j’ai entendu récemment, ce qui remplit mon deuxième estomac, celui qui se nourrit de la parole de Dieu. Elle participe à ma journée, elle me permet de démarrer « propre », de me décentrer, de ne pas penser à ma seule journée, de me préparer à recevoir l’autre.

    • Un retour à la foi tout récent ?

      • Pourquoi ? Y a un loup, Loutre ?

  • 4-4-2 losange aurait été plus approprié.

  • Je n’ai lu que ton intro et je pense que tu prends des lecteurs pour des poissons rouges ou des gens qui lisent en diagonale : tu as déjà fait plusieurs fois allusion à ton éducation, il ne m’a pas semblé que tes parents te traînaient à la messe tous les dimanche comme l’ont fait les miens, dans mes souvenirs tu t’y es plutôt mis toi-même aux alentours de 16 ans… Je vais lire la suite pour vérifier.

    • Ou alors c’est moi le poisson rouge ! Je me souviens avoir fait de vagues allusions à ma famille de-ci de-là mais jamais de manière très explicite, mais il se peut que ma mémoire soit défaillante. Quand je regarde la liste des articles il y en a que j’avais complètement oublié !

  • J’aurais tellement aimé t’entendre jouer de la flûte…

  • Je n’ai pas du tout une famille pratiquante je dirais même elle n’est pas croyante mon meilleur moment de prière est le jour ou ma soeur m’a dit de bon coeur pendant les grandes vacances je viens avec toi a la messe. Je ne m’y attendais pas. C’est un très beau moment que je garde comme l’un des plus beau souvenir de prière avec elle.

  • Juste une question : en te voyant devenir pratiquant, tes parents se sont pas posé plus de questions ?

    • Bah écoute mon père et ma soeur assez peu, en revanche ma maman est retournée à une forme de spiritualité, elle ne se lève pas forcément le dimanche mais parle de Dieu de temps en temps et se pose beaucoup de questions. Elle a même été dame caté ! Elle en revenait pas^^.

      Cela dit ça reste un sujet assez peu évoqué à la maison (je parle pas d’Eglise ou d’actualité, mais de la Foi en elle-même).

      • Et je peux attester que sa Maman n’est pas une dame cathé formatée. Mais alors dans le genre pas classique du tout ! Et pourtant, on en a vécu de rassemblements ou des week-ends priants et motivés. Histoire de ressentis perso je pense…

  • C’est marrant Kto, moi aussi c’est un peu mon cas. Des grands-parents plutôt croyants. (Même si du coup je catégorisais leur pratique dans la case: ringard, démodé, dépassé). Des parents, pas plus croyants que ça. (Genre, les fêtes et puis 3/4 messe par an pour faire genre). Moi, c’est grâce à mes amis que je suis devenue pratiquante et le truc qui me

    • (Erreur de manip) paraissait impossible (aller a la messe régulièrement, prier genre 1 min par jour,…), inutile et ringard c’est devenu normal.
      Matthias, ça ne pourra pas tout a fait répondre à ta question mais de mon coté, évidemment que mes parents m’ont posés des questions, mais ils ne m’ont pas empêchés.

  • L’image de Léonard m’a fait rigolé, mais je vois pas trop le rapport. Explication ?

    • J’ose :
      Le chat =KTO et sa foutue foi, et bla bla bla, prière, toussa, …
      Léonard = Papa, Maman, les autres, le perroquet, …

    • Pas mal Filou ! Après j’en fais des tonnes, et on regarde tout ça avec un oeil très bienveillant à la maison (papa passe souvent sur le blog), mais c’était un peu le principe, avec la foi rangée à la cave ;)

      D’ailleurs « osef », c’est l’abréviation de « on s’en fout »

  • C’est exactement ça que Dieu attend, qu’on se tourne vers lui et qu’on lui confie tous nos problèmes. Qu’on lui dise : Seigneur, j’ai besoin de toi! Ensuite, le rituel n’est qu’un support pour notre foi.

    Bel article!

    • Merci pour le compliment Jess, et bienvenue sur le blog ;)

      D’accord sur tout, cependant il ne faut pas oublier que certes le rituel n’est « qu’un » support, mais c’est aussi un élément essentiel pour permettre à nous tous qui avons une foi si personnelle de la vivre en se comprenant mutuellement grâce à des repères communs, et donc d’en faire un « ensemble » qui donne notre Eglise.

    • Je voyais pas ça comme ça, c’est très vrai. Mais je rejoins Jess, finalement ça reste du concret qui t’amènes à une vraie expérience de foi, faut pas que ça soit une coquille vide quoi.

  • Merci Kto pour ce beau et émouvant récit, un bel exemple de foi et de confiance de ta part, et d’ouverture pour le reste de la famille. Tu as raison de parler d’une occasion à saisir, c’est vraiment ça.

    Le message d’Isabelle m’a beaucoup touchée; merci pour ce partage.

    Bon début d’Avent!

    • Moi aussi, surtout que j’ai perdu ma grand mère après des années à la voir souffrir de la maladie d’Alzheimer, j’ai vraiment trouvé les mots d’Isabelle très beaux…

      Et dans tout ça, j’avais un peu zappé l’Avent. Mince !

  • C’est dingue le nombre de gens qui passent par ici, et qui soit viennent de famille non-pratiquante, soit avaient un peu lâché et sont revenus à la Foi par la suite.

    Je suis dans le même cas, et j’ai l’impression qu’un vent nouveau souffle sur l’Eglise.

    • +1 pour le dessin de l’article et pour ton comm !

    • Bah je suis aussi surpris que toi ! Après je crois que notre génération réalise un peu la vacuité dans laquelle nous laisse les excès de la précédente…

      • Bah didonc ! J’ai vraiment pas l’mpression d’avoir été excessif !!

  • Merci !

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