Dans la vie, si vraiment on s’ennuie le samedi soir*, on a deux solutions pour sauver le coup. Passer le temps en jouant à « Choisi 3 pouvoirs de super-héros » (sachant qu’on a pas le droit au « pouvoir qui donne tous les pouvoirs », essayez pas de me carotte !) ou débattre pendant dix plombes du Top 5 des meilleurs Disney (dans le désordre Robin des Bois, Le Roi Lion, Merlin l’Enchanteur, Aladdin et Les Aristochats**).

 

 

Mais parfois allez savoir pourquoi, à l’heure tardive où l’on n’envoie plus de SMS aux filles parce qu’on risque d’écrire des conneries, on se retrouve à parler de religion.  Généralement on se répartit trois rôles : le relou de base (qu’on avait rencontré ici et ici), le catho de service (devinez sur qui ça tombe) et le mec un peu perdu entre les deux. Et quand je dis « perdu », c’est le mec un peu paumé qui se pose de questions sans trop savoir à quoi bon, qui cherche sans être vraiment sûr de vouloir trouver. Enfin le mec perdu quoi.

 

Quand on était au lycée, c’était un peu toujours le même profil : J’ai reçu une éducation catho mais je ne sais pas trop si je crois ou pas. Quelques années plus tard on retrouve encore ce bonhomme, mais il voyage désormais accompagné. Accompagné par le mec qui doute. Un peu étonné d’être là, pas franchement préparé à jouer ce rôle, c’est un jeune croyant. Mais vraiment croyant, le souci n’est pas là. Le genre de gars qui a vécu une adolescence de chrétien épanouie, souvent impliqué dans une aumônerie ou un groupe de scouts qui marchait bien. Dieu est grand tralala, et vas-y que j’ai fait le Frat et les JMJ, Re-tralala tu as posé sur ma route uneee lumièreuuuuh. Il a déjà chanté « que vive mon âme à te louer » sous la douche et fait sa confirmation (il en profite pour passer par la case départ, toucher 2000 euros et encaisser un chèque de la grand-mère).

Simplement il vit une période de creux, et pour un mec pas habitué ça fait salement bizarre, un peu comme les L5 le jour où elles ont essayé de sortir un deuxième album. Parfois il y a une raison, parfois pas du tout, mais le feu sacré est parti. Pas la foi, mais le sentiment d’être en relation personnelle avec Dieu, les prières sont balancées à l’arrache, la messe passe en mode trimestrielle et le témoignage vous pouvez carrément zapper. En gros l’impression que Dieu ou pas Dieu, finalement ça change pas grande chose. La dépression du catho.

 

 

Un pote néo-converti m’en parlait il y a quelques mois, lui qui priait une heure par jour depuis trois ou quatre ans, il était sévèrement dans le dur et le vivait très mal. Plus la motiv’, il avait lâché le groupe de prière et se trainait de plus en plus rarement à la messe. Mais le pire dans tout ça, c’est le sentiment de culpabilité qui allait avec…

 

Mais ALLO ??? De la culpabilité ??? Ca c’est un truc de grand malade…

Qu’un athée pur et dur, mais genre le mec qui ne s’est vraiment jamais posé aucune question sur rien, parte du principe que la foi c’est un acquis refilé de force en te bourrant le crâne et que c’est réglé pour la vie, soit. J’admets. Mais qu’un catho croyant oublie à ce point qu’on n’est jamais autre part que sur un chemin qui dure toute la vie, là ça me tue. Alors je vais le dire très clairement pour que ça soit bien clair : On a le droit !

On a le droit d’en avoir marre, on a le droit d’être fatigué, on a le droit de plus avoir autant à donner à Dieu. On a le droit de douter. On a le droit d’être imparfaits. On a le droit d’être humain. Parce que c’est ainsi que notre Père nous a créés.

Quand tu es chrétien tu fais quoi ? Tu marches vers Dieu, toute ta vie, avec tes frères à côté. On est rien que ça, un peuple en marche vers le Seigneur. Tu crèves de chaud, il flotte des marmites, tu vois un ragondin alors t’es tout saucé, vous pouvez essayer toutes les métaphores à la con : elles fonctionnent. Parce que c’est exactement ça ! Et donc forcément tu as des moments de moins bien, c’est pas de ta faute, chacun y a droit. Il ne peut pas en être autrement, c’est le truc le plus banal du monde entier de l’univers, loutres cosmiques comprises (cf le dernier article***). Ce qu’il faut réaliser, c’est que les comptes se font à la fin du jeu (demandez aux Patriots).

 

 

En fait, il n’y a qu’une chose à faire : attendre. Tu serres les dents et tu t’accroches un peu à ce que tu trouves, au lieu de tout lâcher. Dieu viendra te dépanner. Une confession, un témoignage, un nouveau pote qui te ramène à la messe, laisse-lui le choix des armes. Il vient toujours.

Ca fait chier comme réponse, hein ? Quand t’es dans le dur, les réflexions philosophiques du genre « Tu t’en rends pas compte mais Le Seigneur pose les bases de quelque chose », ben t’en as rien à foutre. Toi tu traverses une période de désert, tu te croyais infaillible et tu te retrouves comme un tocard à pas savoir quoi faire. Tu veux des réponses, qu’on te fasse péter un miracle ou une apparition dans la semaine et que ce soit réglé. Je sais très bien ce que c’est, croyez-moi. Mais par chance, ça ne marche pas comme ça.

Et quand je dis « Par chance », je le pense tellement fort… Parce qu’une fois que t’en es sorti, qu’Il t’en a sorti, tu comprends que c’est ton plus beau cadeau et tu dis merci. Je suis sérieux ! Une fois que tu as vécu ça tu encaisses tout le reste, parce que tu comprends le sens de ce genre d’épreuve, c’est juste la preuve dont t’as besoin. Le temps de désert, je vous le dis c’est le jackpot. C’est la base de ta force, de ton feu, le moteur d’un chrétien qui avance, c’est juste le passage de ta Foi à l’âge adulte.

 

A vous tous mes frères qui traversez des temps difficiles, qui ne priez plus, qui n’avancez plus et vous sentez seuls, réjouissez-vous : Dieu vous emmène dans la cour des grands.

 

 

*A tout hasard parce que personne n’avait prévu qu’un terrain pouvait geler par -7°c

**Tout commentaire contestant ce classement sera modéré, c’est l’avantage d’être bloggeur de droit divin !

*** Oh le marketing à deux balles…

 

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58 commentaires to “Bienvenue dans la cour des grands”

  • Me faire réfléchir sur mon temps de désert avec la musique du Roi Lion en fond, ce soir grâce à toi j’ai le coeur plus léger.

  • Mais tu n’es pas un peu en train de dire « pas grave si vous faites plus aucun effort, Dieu va tout faire laissez-vous aller » ?

    • Je sais ce que c’est Claire, et je sais que ça passe mieux avec un Hakuna Matata ;)

      Du tout Marcc ! Je ne dis pas qu’il faut attendre les bras croisés mais au contraire de s’accrocher, de continuer à faire ce qu’on peut faire et de se forcer pour laisser Dieu construire au milieu de tout cela. Le plus important,c’est de rester ouvert à Dieu, disponible, aux aguets !

  • sérieusement, je me suis régulièrement posé la question: est-ce que la confirmation on devrait pas la faire bien plus tard; que ce soit pas dans la foulée; la 1ère communion, la profession de foi, la confirmation, le Bac, ma majorité et c’est bon, t’es catho, c’est officiel. je relisais dans le youcat les sacrement, la confirmation et tout; et franchement, je me dis que recevoir ce sacrement à la suite d’une décision personnelle; que ce soit une décision, que ce soit une première et modeste petite demande, un premier pas vers Dieu qu’on fait soi, et pas parce que tous les potes le font, toute l’aumônerie et parce que ça va être une fête de famille qui tombe bien.
    parce que c’est carrément vrai; élevé dans un milieu catho, bah on se pose peut-être pas la question en connaissance de cause en fait; est-ce qu’il ne faudrait pas retirer la confirmation de la série des sacrements collège-lycée; qu’on a d’office. mais laisser aux mains de la personnel;
    pour avoir assisté à la confirmation d’amis en première année d’étude, je trouvais ça bien plus bouleversent et fort; c’était un vrai pas, un vrai engagement vers Dieu. ça marquait le coup quoi; on était un peu plus conscient quand on reçoit le sacrement.
    c’est assez personnelle comme impression, mais elle a déjà été partagée avec d’autres. et puis justement; quand on fait sa traversée du désert, la confirmation ce serait un peu comme le un coming out, ou une renaissance, un nouveau baptême.
    enfin voilà ce que je voulais dire sur la confirmation quoi.
    courage à ceux qui patauge(cf comtesse de montmirail, valérie lemercier etc)

    • Oh, comme tu as raison, comme il faudrait l’enlever de cette période-là ! J’ai fait ma confirmation en classe de 3ème, je savais qu’on pouvait la préparer plus tard et j’aurais bien aimé attendre un peu. Pour de mauvaises raisons je n’ai pas exprimé cette opinion, j’ai suivi le troupeau, au milieu des 90% de petits cons qui voyaient clairement la confirmation comme « la fête de la fin du caté » (moi aussi j’étais une petite conne, mais pas pour les mêmes raisons). On m’a qualifiée d’élitiste quand, étudiante, j’ai dit qu’en 3ème c’était trop tôt, que c’était un sacrement trop important pour qu’il puisse être vu ainsi par la majorité, et que, puisque pour la plupart nous sommes baptisés bébés donc sans nous rendre compte de quoi il s’agit, il faudrait au moins qu’on fasse la confirmation comme un choix personnel et pas juste parce que nos parents nous envoient au caté… Ben, ok, je reste élitiste. On pourrait préparer une fête de fin du caté en tant que telle, simplement, et proposer la confirmation plus tard. Certes il y aura nettement moins de confirmés. Est-ce si grave ?

      • je ne sais pas s’il y aura moins de confirmés. peut-être. so what? kto l’a bien expliqué d

        • dans un autres articles; le but c’est pas d’atteindre un maximum d’amis sur facebook. en fait ça pourrait juste être un vrai départ personnel à la suite du Christ; un début pas une fin quoi; mais bon, on chipotte on chipotte. de fait, ça reste un sacrement, on reçoit, on prend peut-être pas tout de suite, mais on redécouvre dès qu’on le veut puisque c’est en nous. c’est cadeau. y’a qu’à se baisser pour ramasser de l’amour divin!

      • Moi je sais que dans mon groupe on avait vraiment eu une bonne préparation pour une décision individuelle, et je pense que chacun a pris personnellement sa décision. Après on était un petit groupe et je sais pas comment ça se passe ailleurs mais il est clair qu’il faut faire sa confirmation quand on est prêt et pas forcement en 3ème ou en 2nde.
        Sinon, « fête de fin de caté », ça fait quand même un moment que le caté est terminé…

      • Est – ce grave?? Elle ma fait pas mal réfléchir ta question, ce que tu dis se tient mais cela me bloquais, et au final je pense que oui c’est grave !!!

        Je comprend ta pensée, je suis d’accord que plus tard ça serait plus beau, le choix serait bien plus réfléchi…

        Mais je pense que ce n’est pas qu’une histoire de chiffre, de stats pour l’Eglise, c’est au niveau personnel que ça se joue.

        Le principal pour moi c’est que recevoir l’esprit saint c’est un cadeau pour tous, ça ne se mérite pas c’est un don!! Oui je pense qu’il y aurait bien moins de confirmation si ça se faisait plus tard. Pour de multiple raisons, notamment pars que beaucoup sont moins pratiquant par la suite, peut être pars qu’ils traversent la période de désert dont parle Kto et qu’ils se seraient trop éloignés pour refaire la démarche…

        Il est vrai quand 3 eme, on n’est pas tout à fait maître de ses choix, mais on n’est pas non plus un enfant, bien sur qu’on a pas fini de grandir dans la foi ( a t’on un jour fini ?), mais on est capable de choisir, et même si c’est pour de mauvaise raisons, je pense qu’on aurait tord de les en priver.
        Pars que, c’est aussi faire prendre conscience à cet âge que la foi doit se vivre par soit même et non simplement par la tradition familiale, que l’on doit par soit même faire un choix et non que par mimétisme, bref que l’on doit vivre sa foi.

        Il est peut être vrai que 90% sont des  » petits con » comme tu dis, mais pars qu’on les aime eux aussi on n’a pas le droit de les priver de cette chance, pars que peut être qu’un jour quand il seront plus vieux ça leur permettra de voir leur chance.

        De plus il semble que, pour beaucoup, les périodes de traversées du désert se trouvent plus tard. Je pense qu’il est plus sage de pouvoir avoir cette source avant d’entrer dans le désert, plutôt qu’attendre pour la donner de l’autre coté en espérant que tous y arrivent…

        ps: j’ai bien conscience des lacunes qu’a encore ma réponse

        • Je ne pense pas que 90% sont des » petits cons »
          Je pense même que certains veulent la faire pour s’amuser, pour la faire avec tout le monde, pour avoir des cadeaux ou que sais-je encore mais que pendant la préparation et la cérémonie elle même ils aient un véritable cheminement spirituel.
          En revanche après il est clair que la plupart se détache de Dieu, pour une raison ou pour une autre et nous n’avons pas à les juger. Mais peut-être un jour se souviendrons-ils de leur confirmation et y puiseront-ils la force de revenir vers Dieu.

          L’Église sème mais elle ne voit pas forcément les fruits…ce qui ne veut pas dire qu’ils sont inexistants.

          • je précise que je reprenais juste l’expression d’Agnes, et que je n’y cherchais rien de péjoratif, pour le reste on est d’accord, mais vous l’écrivez mieux !

    • Je suis assez d’accord, il faut que ce soit une proposition et non une obligation. Ensuite, comme Aniom l’a linké plus bas (Pr koi fR) ça peut aussi être un élément déclencheur.

  • (je me relis et je me dis que c’est peut-être pas franchement limpide quand même. c’était pour insister sur le côté un peu gueule de bois après avoir tout enchaîné bien comme il faut toutes les épreuves; bah c’est clair que pour beaucoup d’entre nous c’est parfois la désillusion par la suite; ah ouias merde putain c’est pas des paroles en l’air et ça engage vachement. et puis ça te rend pas invincible. )

    Edit : je me relis et je vous demande une grosse indulgence pour l’orthographe, je vous jure que je suis du genre littéraire et à cheval sur l’écriture!

    • Ah ! si KAC pouvait en dire autant que toi dans tes 2 dernières lignes !!

      • Tu remarqueras aussi que par l’opération du saint esprit les fautes s’estompent peu à peu dans la plupart des articles.

        • Hélas, pas vraiment, et je n’arrive pas à être de plus en plus indulgent… Mais l’article est excellent il faut bien que je le dise aussi, mème si on ne comprend pas tout de suite où il veut en venir. Je sais, je suis méchant et même pas drôle.

        • Il tente délicatement de te dire qu’il a commencé à les corriger ;)

          • T’inquiète, y en a qui sont pire que toi, moi par exemple. Je me suis pris -2 pour l’orthographe au bac blanc de français. Je vais éviter d’ouvrir un blog sinon filou va venir ma gueuler dessus… ;)

    • Filou t’es dur ! J’en loupe toujours, mais j’écris quand même des pavés ! Quand tu passes plusieurs heures sur un article, tu les vois même plus, alors quand dès l’origine t’es pas un monstre de la grammaire… Mais bon, je mets ça dans la boîte à suggestions.

  • Pour te montrer que la page Archives (renommée^^) sert à quelque chose je t’ai ressorti deux de tes anciens articles qui complètent celui ci :
    - http://www.ktoandthecity.com/2010/10/pr-koi-fr/
    - http://www.ktoandthecity.com/2011/02/la-solitude-de-denver/

    Ne me remercie pas !

    Larminamonpetit je suis d’accord avec toi, il vaut mieux attendre que ça prenne tout son sens.

  • Cet article est magnifique…

  • Merci pour cet article, ça fait du bien de lire ça, même si on le sait déjà…

    • Parfois on a aussi juste besoin de l’entendre.

      Merci du compliment Beebop, et Aniom de ton aimable soutien logistique ;)

  • Bonjour à tous,

    Un bon article qui nous rappelle à tous que croire en Dieu est un défi de chaque jours et que c’est parfois difficile. Mais n’ayons pas peur de confronter nos opinions aux autres car ce n’est que comme cela que l’on peut avancer dans la foi.

    Merci une fois de plus :D

  • Juste.

  • Super article. Sûrement un de mes préférés avec la confession. Pour ce qui est de la confirmation, quel dommage de la faire pour faire comme les autres à l’adolescence. C’est malheureusement ce qui m’est arrivé. Pire, je n’avais nullement envie de la faire car le terrain était trop en friche et la graine étouffée. J’ai finalement cédé à ma mère qui souhaitait que je fasse ma confirmation ( alors qu’elle n’est pas franchement pratiquante). Et donc j’ai reçu ce sacrement complètement passivement… Ca ne m’a pas traumatisée à l’époque puisque la religion était pas vraiment mon truc. Par contre, Dieu ayant eu le temps de construire qqchose sur mon terrain miné, patiemment mais sûrement, j’ai vraiment eu le sentiment il y a qq années d’avoir bradé ce sacrement. Malheureusement, c’est comme pour le baptême, c’est un sacrement que tu ne reçois qu’une fois dans ta vie. Mais le prêtre à qui je disais mon désarroi m’a « consolée » en me disant que le plus important était que l’Esprit Saint puisse enfin travailler. Comme j’envie cependant ceux qui font leur confirmation à l’âge adulte, lorsque leur foi a été mise à l’épreuve du temps et des aléas de la vie. J’aurais tellement aimé pouvoir vivre ce sacrement comme une marque de confiance et d’amour envers Dieu.

    KAC, refais-nous vite des articles comme celui-là, ça fait un bien fou !!!

    • Sans vouloir accabler ta mère,

      ça me tue les parents à moitié pratiquants qui insistent pour que leurs enfants fasse ce qu’eux-même n’ont peut-être jamais fait.
      Heureusement c’est pas partout, mais ça existe.

    • Joli post CL, très touchant. Tu exprimes très bien ce sentiment d’être passé à côté de quelque chose d’important. En même temps, je dirais qu’il n’est pas non plus ultra obligatoire de collectionner les Sacrements « consentis ». J’ai du mal à accepter cette génération de Chrétiens dont la première rébellion prend pour cible les parents et leur Baptême qu’ils n’ont pas demandé. J’espère que Dreads machin a déjà eu l’occasion de manifester sa reconnaissance à ses parents de lui avoir permis de vivrece qu’il a vécu en aumônerie. Et d’être devenu animateur de son plein gré.
      Il ne tient qu’à toi de vivre une vie de plus en plus chrétienne, de plus en plus intime avec Dieu. Et comme le prêtre qui t’a consolée, je te confirme que reconnaître tous les jours l’œuvre de l’Esprit Saint n’est pas un pis-aller. Il s’agit bien de Dieu, compagnon de route.
      Je te rejoins aussi sur ce que tu penses des Confirmands volontaires. Je pense la même chose des Catéchumènes qui ont une démarche « consciente ». Mais ne soyons pas jaloux. Ils vivent aussi une sorte d’épreuve à faire ce cheminement seul alors que nous l’avons faite en groupe. Et quand je dis nous… J’ai été baptisé dans l’Eglise Orientale, et j’ai été confirmé… En même temps !

      • d’accord avec toi sur « cette génération de Chrétiens dont la première rébellion prend pour cible les parents et leur Baptême qu’ils n’ont pas demandé ». les parents veulent la crème de la crème pour leur poupons, leur donner les plus belles choses; vouloir leur donner, leur offrir dès le départ la foi et une place dans les bras du Christ, franchement, je vois pas où il y a sujet à rébellion. c’est cadeau. point. après, on est libre, tellement libre, de le foutre à la poubelle. ou pas! c’est pas un impératif d’être conscient quoi. c’est à toi de voir si t’ouvre le paquet ou pas, si tu t’en sers ou pas, si tu valides ou pas.
        en ce qui me concerne, merci les parents quoi! et je ferai la même chose avec les miens si Dieu veut!

  • Je vais contredire Filou quelques comms plus haut, mais moi j’adore ces intros qui ont toujours l’air de venir de nulle part, je les trouve très sympa. C’est une bonne manière d’entrer dans l’article sans que ce soit trop froid et sinistre !

  • Je suis un peu déçue. Je m’attendais à trouver bien plus de commentaires sur le temps de désert, ce que nous avons tous traversé (ou traverseront tous). Est-ce un excès de pudeur qui vous empêche de partager là dessus ?

    • après toi !
      perso, je suis passée d’une foi d’enfant inconditionnelle, à une foi plus de routine en famille (collège, lycée), relativement fervente (du moins je le croyais); puis le saut dans les études supérieures, grande école «  »intellectuelle »" où le catho n’était pas l’espèce dominante. du coup forcément, plein de remise en question (du point de vue intellectuel). le truc qui est chiant c’est que Dieu ne s’explique pas. en fait. on ne peut pas convaincre. bref. déstabilisation, éloignement pendant 3 ans de famille/ amis etc; confrontation à nationalité/ tradition/ religiosité diverse et très variées. pétage de câble notoire. incompréhensions, (comment peut-on nier l’évidence même? partir sur des raisonnements aussi brillants et virtuoses qu’à côté de la plaque?) si je n’ai jamais cessé de prier, en tout cas penser à Dieu, réciter un notre père avant d’aller dormir; j’ai plongé. on peut dire ça comme ça; et depuis 2 petites années; je me suis dis. et puis merde. je suis catho oui ou merde? jesus c’est ma force oui ou merde? alors, roulez jeunesse, on se tourne sans crainte, corps et âme vers lui. j’ai décidé d’arrêter de tortiller des fesses quoi. ce que je cherchais au fond, au tréfond de mes tripes, c’est sa chaleur, sa vérité. le reste… ça supporte bien des petites blessures, ravaler son orgueil et se laisser réconcilier par le Créateur.
      ça reste quand même un peu dur, mais bon. au fond la décision est prise. et puis depuis longtemps finalement. donc c’est dur; bah oui, mais c’était prévu donc…
      le désert n’est pas encore assez éloigné de moi pour pouvoir prétendre que je suis dans la cours des grands. inch’ allah!

      • Ah ! Larmina, mon petit, si tu me pousses je vais y aller. Comme ça la loutre se régalera. Des parents hyper croyants, au Liban, c’est comme des OVNI. Parce que les expressions de routine, les gestes de routine, les actions de routine, je pourrais t’en citer à la pelle, mais des croyants qui croient sans être pour autant caricaturables « ultra-catho », faut-il qu’ils soient simples… Eh bien ça, ça a bercé toute mon enfance.
        C’est plus la sincérité de mes parents devant la Foi, les chansons de l’Abbé Duval et de Soeur Sourire (eh oui !), les bénédictions paternelles à la rentrée scolaire, la charge éminemment symbolique de tous leurs actes et la portée hautement prophétique de toutes leurs réflexions qui m’ont maintenu sinon à l’écoute, du moins en éveil pendant toute mon adolescence. Le scoutisme là-dessus et les questionnements identitaires d’une guerre débile m’ont permis de laisser à ce stade une construction spirituelle certaine mais pas encore aboutie, loin de là.
        Vient le désert. L’accueil dans la famille de mon oncle, athée-pourrie comme c’est pas permis, respectant la pratique des autres mais en discutant clairement les fondements au diner, et puis la vie étudiante, comme toi, et des années de solitude éprouvante qui m’ont forgé comme je suis, sans toutefois jamauis remettre en cause la léthargie bienveillante dans laquelle j’avais enfermé mon esprit.
        Puis l’amour, le mariage à l’église avec une femme qui se dit croyante, une préparation au mariage ratée (oui, on peut ne pas être mûr à 30 ans), et la naissance de notre fils que je me promets d’éduquer à la religion catholique, convaincu que je suis de la nécessité de ne pas grandir « vierge » de ce côté. Baptême et tentative d’éveil à la foi avec une vieille peau ultra qui faisait tellement tache dans l’environnement que nous avions alors (93) que NOUS n’avons pas supporté d’aller jusqu’à la fin de la première séance.
        Déménagé dans le 92, aumônerie pour le môme, et j’étais le seul concerné par son évolution. Première communion, profession de foi, confirmation, je sens que le fiston n’accroche pas vraiment. Et c’est là qu’à la rentrée suivante la responsable d’aumônerie lance un appel. Besoin d’animateurs.
        Depuis, quand je m’adresse aux jeunes de 6ème 5ème, il me plait à penser que l’Esprit Saint occupe tout l’espace de ma bouche 80% du temps. J’arrive à en placer une de temps en temps, mais c’est rare. Et je dois dire que des conneries.
        Dès que j’en sors, j’ai l’impression de retomber dans le banal. Alors je m’active à mon rythme, mais ma paresse et mon orgueil restent de marbre, quand bien même j’en saperais à la masse le socle. C’est de la dynamite qu’il faudrait.

      • @ Larmina : C’est marrant, ton témoignage est très commun pour la partie « sortie du cocon familial/grandes études », mais ta prise de conscience beaucoup moi, et ça m’a pas mal surpris. J’espère que beaucoup d’autres autres étudiants descendront lire ton commentaire et que cela leur donnera des idées. Inch’ Allah ;)

        @ Filou : 30 commentaires ! J’ai attendu 30 commentaires et l’inervention de Loutre (qui passera témoigner à son tour j’espère ;) ) pour que tu sortes de ta tanière. On avait déjà beaucoup parlé du Liban, et tu tu le fais toujours d’une manière très touchante donc c’est bien que tu le dises ici.
        Mais c’est surtout la partie sur ton enfant qui me touche, parce que c’es une chose qui me préoccupe, la transmission de la foi. Pas simple, pas simple…

        Merci beaucoup à tous les deux.

        • je pense que très vite on a à faire face à des idéologies (théorie des genres pour ne pas la nommer) et un appauvrissement moral tel qu’être catho, épanoui, dans ce contexte n’est pas hyper simple, surtout à un âge où on est pas encore fini! du coup, ça impose une certaine radicalité tellement c’est à contre courant. et ça on peut pas le porter tout seul; soit on s’appuie sur sa foi, parce qu’on invente rien. soit on lâche prise. et ça pardonne pas.

  • Je me reconnais beaucoup dans cette traversée du désert décrite par Kto. Notamment dans le sentiment de culpabilité de celui ou celle qui ne parvient plus à avoir une relation personnelle à Dieu. La seule manière de ne plus me sentir coupable, ça a été d’arrêter la prière quotidienne qui était systématique depuis 5 ou 6 ans. Peu à peu j’ai aussi cessé d’aller à la messe, en retraite, c’était trop douloureux.

    Ca fait deux ans que je suis dans ce désert, et à force j’ai fini par y planter ma tente et à me dire qu’on n’y était pas si mal. Je ne suis pas plus malheureuse qu’avant, je dirais même au contraire (la période où j’étais très croyante a plus ou moins correspondu à une période où j’étais assez déséquilibrée et solitaire).
    Néanmoins, sachant l’importance qu’a la foi pour la plupart d’entre vous, je ne vous souhaite pas d’en être là où j’en suis.
    Mais si ça devait vous arriver, je vous répète ce que m’a dit un prêtre : « Si Dieu existe, et j’en suis convaincu, il viendra te chercher. Laisse juste la porte ouverte. »
    Je ne sais pas trop où en est ma porte, mais faites attention à la vôtre ;)
    Bien à vous

    • Je mentirais en disant que tu ne fais pas parti des gens à qui j’ai pensé en écrivant cet article, et ça me fait très plaisir que tu sois venue partager ça ici.
      Les trajectoires de foi sont souvent incroyables, et je ne me fais aucun souci pour toi ;)

      • À vrai dire moi non plus, mais sans doute pas pour les mêmes raison ;)

  • Et bien moi, je n’ai pas vraiment vécu de temps de désert encore. Tout au plus une période d’hibernation. Baptisée bébé, j’ai grandie dans une famille qui fut Kto il y a fort longtemps du coté de mon père et une famille dont les grands-parents sont Kto du coté de ma mère mais ce n’est pas vraiment passé à la génération suivante, sauf à Noël pour les cadeaux et à Pâques les années bissextiles pour se donner bonne conscience.

    Grandissant dans un établissement privé sous contrat catholique, j’ai fait tout le parcours (confession, communion,…) sans vraiment me poser de questions, en profitant des voyages de préparation avant. J’ai continué au collège sur la meme lancée. Dans un établissement qui fût vraiment Kto il y a a fort fort longtemps. Là-bas, la messe de rentrée rimait plus avec « chic c’est sur mon cours de français » que « chic un moment avec La Trinité ». Pour des raisons indépendantes (niveau et ambiance scolaire), j’ai pris la décision de changer de collège pour la 3ème. Je suis passée dans un collège public. Le quartier étant bourré d’écoles privées sous contrat + ou – Kto, toutes les autres religions se retrouvent majoritairement dans celui-là.

    J’ai alors dû me remettre en question. Me demander, pourquoi ça et pas autre chose? (surtout quand 75% des élèves sont juifs, forcement, on se sent un peu seul: 45 ktos sur 1000 éleves au lycée au dernier recensement.). J’ai dû réfléchir sur ma foi, sur ses fondements,sa raison d’être, le but de ma vie,… Et j’ai vraiment commencé alors à sortir de ma léthargie (ah tiens, c’est le corps du Christ le machin degeu au goût de carton que l’on distribue à la fin de la messe). Ce cheminement ne s’est pas fait en un jour, mais la question de la religion est très régulièrement évoquée dans ce collège là, probablement à cause de la grande diversité et j’ai donc progressé pas à pas.

    Je suis passée du « cours de Kt » de 8h25 à 9h20 le jeudi matin (le moment où ton attention est optimale, au réveil) à une Aumonerie, géniale aux horaires et aux contenus beaucoup moins… Scolaires. Et j’ai pû constater, qu’avec le meme aumônier, cela donnait des choses complètement différentes. Maintenant, je continue à cheminer tranquillement, j’ai trouvé une messe dont la moyenne d’âge ne frôle pas les 90 ans (16/17 ans, jolie trouvaille quand meme!) et j’y vais. Régulièrement.

    J’ai pour l’instant eu cette chance. Probablement dû à mon âge encore jeune, de ne pas avoir connu de période de désert. Un jour peut être. Car pour l’instant, j’ai au maximum connue une petite sécheresse avant que la pluie ne tombe et que les graines de ma foi le puissent germer.

    • Alleluia !

  • Il y a un peu plus de deux semaines je me considérais encore en temps de désert. Alors que je vais à la messe, que je ne doute pas de l’existence ou autre pouvoirs de mon Dieu, etc. Il se trouve juste que je prie moins qu’avant. Moins personnellement. Je ne dialogue plus vraiment avec le Big Boss. Mais l’ayant fait pendant des années, est-ce bien grave ? Car comme dans un vieux couple, il se peut qu’on se parle beaucoup moins, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de communication d’une manière ou d’une autre.
    Je n’essaie pas non plus de trouver des excuses, je constate juste que je fais les choses comme beaucoup d’autres chrétiens, pas moins qu’eux. Sauf qu’avant je faisais plus que mes potes (comme l’a dit un ami il n’y a pas si longtemps en se moquant de moi : « pffff… ça fait une semaine que je suis pas allé à Taizé, je me ferais bien une ptite retraite là….). Donc ma baisse de régime me culpabilisait un peu.

    Et puis grâce au Youcat, que je ne cesserai de mettre en avant tellement il tue sa race, et aussi grâce à cet article, faut pas déconner, j’ai arrêté de culpabiliser et j’ai accepté ce rythme somme toute acceptable. Je me dis que je ne suis pas en temps de désert mais plutôt en temps d’attente comme justement évoqué par vous tous.
    Je sais pas ce que j’attends mais j’attends, ready.

    A propos de la transmission de la religion aux gamins ça m’intéresse aussi parce que pour l’instant, s’il s’avèrait que je dusse vivre (…… geeeeeeenre …..) avec mon athée de girlfriend, je peux tirer une croix sur le baptême, le cathée et consorts…
    Et ça me met les boules sévère.

    • Ravi de t’accompagner alors !
      Concernant le Youcat et la GF ça va faire des articles ça ! Merci t’es un génie ! Cela dit, spoil : baptême non-négociable, faut pas déconner ! Mais on en reparlera ;)

    • Aaaah ! je préfère ce ton à celui d’un de tes précédents posts. Ca ressemblait à une flammèche qui vacille. Là, je sens plus la veilleuse. Et c’est bien, continue à la surveiller. Protège-la, elle veille sur toi.
      Je n’ai pas de conseil à te donner sur ta vie sentimentale. Mais tu as raison d’avoir les boules. Perso, je m’en suis mordu les doigts, au point que je n’ai plus que des moignons. Comme dirait l’autre, l’amour rend aveugle, le mariage rend la vue !
      On peut bien sûr choisir de ne pas se marier. Hélas, ça ne rend pas la vue, et au contraire, ça devient héréditaire, cette cécité. Sauf cas exceptionnel.
      Oh ! Dread, secoue-toi un peu, je n’irai pas jusqu’à dire que l’évangélisation commence au pieu, mais un couple, ça vit, ça respire avec deux poumons, pas avec un demi !
      Et je ne parle pas encore de transmission. Pourquoi faudrait-il que tu cèdes ? Bien sûr il ne s’agit pas de guerre, mais il y a capitulation quand même. C’est le début du nivellement par le bas. ON ne veut pas lutter, alors on baigne dans la mélasse. Et va donc ! Avance au large avec les pieds dans le caramel mou !
      Oh comme je te souhaite de pouvoir te confier à Dieu ! Commencer déjà à discerner ! Je pense pour ma part que si j’avais pu être dans une oasis plutôt que dans mon sahara, à cette époque, j’aurais peut-être bien accepté de… me donner à Lui.

  • Pour tous ceux qui sont dans le désert ou dans un état de sécheresse, gardez à l’esprit cette magnifique phrase:  » Dieu écrit droit avec des lignes courbes ».
    Et je suis sûre que chacun d’entre nous, en relisant son parcours de vie, sera d’accord pour y reconnaître à un moment l’oeuvre de Dieu.

    • … Et dans la petite feuille de chou de la paroisse, ce dimanche, je lis, en conclusion du petit édito qui nous prépare au Carême : « Saint et heureux temps de désert à tous ! »
      cqfd

  • Bon allé je m’y met aussi.
    J’ai aussi été baptisée bébé, j’ai fait le caté tout ça, la première communion, mais a vrais dire j’en garde pas grand souvenir. Ma famille été pratiquante, mais pas trop nonplus. Je suis assez vite devenu Servant d’Autel, puis j’ai fais ma profession de fois avec le groupe d’aumônerie, et je continuais à servir la messe tout en décrochant de plus en plus. c’est à ce moment là que ma mère n’a trouvé rien d’autre à faire que de relancer vachement fort sa vie spirituelle (c’était en début de carême et elle mangeait vraiment pas grand chose, je me demande encore aujourd’hui comment elle faisait). Ensuite j’ai participé à une heure d’adoration du Saint-Sacrement et pour la première fois j’ai ressentie quelque chose…
    Et puis il y a deux ans, je suis allé à Paray le Monial, et là j’ai vraiment rencontrer le Christ.Ce face à face avec l’Hostie m’a transformé de l’interieur…
    Quelques mois après ce temps fort j’ai fait ma confirmation, et grâce ce pèlerinage à Paray, je l’ai vécue pleinement. De plus, à la fin de la messe, l’évêque à envoyé mon Père pour guider des sépultures en l’absence de prêtre. Après ma relation avec Jésus s’est peu à peu approfondie, même s’il y a eu des hauts de des bas. Et puis je suis allé à Taizé, Paray de nouveau et enfin cet été Madrid. Même si je n’ai pas véritablement connu de temps de désert, j’ai des périodes ou mes prières me paressent plus « routinières » et où Dieu me parait plus loin. Mais à force de prières et surtout grâce à ma confiance en Lui, je dépasse toujours ces périodes. Pour le moment en tout cas, Dieu seul sait ce que l’avenir nous réserve…

  • Bon, je débarque après la bataille. Mais ça fait un moment que je lis ton blog, et cet article-là, ça fait plusieurs fois que j’y reviens alors voilà. Parce que finalement moi la relation personnelle avec Dieu, la prière tous les jours, les retraites, etc. jamais vraiment connu finalement (sauf peut-être à la préparation de la 1ère communion, mais euh, c’était y a longtemps). Bien souvent je me sens en décalage quand je me retrouve dans un groupe de « cathos convaincus fervents » si on peut dire. J’aime cette image de la porte ouverte, pendant longtemps je me suis dit que j’allais à la messe pour ne pas tout lâcher, c’était ma porte. Et puis j’ai pris conscience (en m’éloignant de tout ça paradoxalement) qu’avec la foi (et les doutes), c’est aussi mon histoire et mes valeurs. Alors même si c’est une heure par semaine, même si j’y suis en retard, même si souvent je n’y écoute pas grand chose, même si je ne l’assume pas beaucoup, je suis catho, pratiquante, croyante un peu et le reste bin on verra bien. Bref, ton article me touche et les coms et les questions soulevées avec donc voili merci pour ça (et pour ton blog en général !)

    • Merci pour ce beau témoignage.
      Tu as raison, même si on arrive en retard, qu’on écoute pas trop, etc, Il est là et c’est tout ce qui compte!

  • de passage ….bonne continuation

  • Je débarque moi aussi largement après la bataille, sans doute trop tard pour être lue, mais tant pis :
    je voulais juste rappeler à tous ceux qui trouvent qu’il est proposé trop tôt que le sacrement de confirmation, malgré son nom, fait partie des sacrements « d’initiation » avec le baptême et l’eucharistie…
    C’est vrai qu’en 3è (voire 2nde), la plupart des jeunes qui le demandent sont loin d’être matures dans leur foi… c’est vrai que quand j’accompagne ces jeunes pendant leur retraite de confirmation, je suis parfois sidérée devant l’ignorance et le manque de pratique religieuse de certains, et qu’il m’arrive de me demander à quoi bon…
    Mais c’est vrai aussi, comme ça l’a dit « jéjé » qu’au moins cette préparation est vécue très sérieusement pour la plupart d’entre-eux, que c’est une occasion unique pour eux de se regarder un peu à l’intérieur du nombril et de faire un vrai cheminement…
    Ce qui a été dit surtout, c’est que l’important est que l’Esprit puisse travailler en eux .
    Bref, pour tous ceux qui regrettent amèrement d’avoir « bradé » leur confirmation et qui se retournent quelques années plus tard en se disant ah la la, qu’est ce que j’en j’en profiterais mieux si je le recevais maintenant,dites-vous une chose : conscient ou inconscient, préparé ou mal préparé, ce sacrement on l’a reçu et c’est ça qui compte !
    Alors c’est vrai, on aimerait bien « recommencer », y mettre toute son âme et toute sa foi, et on se heurte au fait que ce soit un sacrement unique… mais, comme le sacrement du mariage , rien n’empêche de redire OUI tous les jours à l’Esprit Saint comme on peut redire OUI à son mariage, (même après 17 ans, même et surtout quand on réalise que les chemins parcourus ensemble ne sont pas forcément ceux auxquels on pensait quand on a signé « pour la vie » !).

    A part ça, merci KTO pour ce blog et merci à vous tous, les commentateurs récurrents, c’est une mine de réflexion et d’information pour tous ceux qui se sentent impliqués par la transmission de la foi, … courage à tous ceux qui sont en période de « sécheresse », le ragondin vous fera de nouveau bondir de joie !

  • « je voulais juste rappeler  »

    Hello à toi. T’es surement un peu optimiste ! Moi par exemple, je ne le savais pas !

    Donc tu ne me « rappelles » rien, tu me l’apprends

  • Je me demande si la lecture de ton article n’est pas le début du dépannage de Dieu pour moi…
    Merci

    • Blague à part, c’est tout à fait possible. En tout cas je le crois.

    • Okapi, c’est le genre de commentaire qui me touche beaucoup. Si l’article a put t’aider à débloquer quelques petites choses ou te redonner confiance pour la suite, alors j’en suis ravi ! Si tu trouves qu’il y a d’autres sujets à traiter ou pour quoique ce soit d’autre,tu connais mon adresse mail ;)

  • Je suis tombée sur ce poème, ou plutôt cette prière, de Marie Noël, et je me suis dit que ça collait bien avec l’article : http://www.quecherchezvous.fr/article-mon-dieu-je-ne-vous-aime-pas-105238596.html

  • Je découvre ce blog par le biais de « 15 (très) mauvaises idées…
    J’ai cliqué
    Je suis tombée sur ce post
    Je voulais juste vous dire
    MERCI !!

    P.S.: et pour la confirmation, nous venons d’être appelés à l’accompagnement d’un groupe de jeunes confirmands de notre doyenné (une cinquantaine) accompagnés par une équipe multiâges d’une dizaine de personnes. C’est un bonheur pour nous, et je confirme que si beaucoup sont là par convenance, ce n’est d’une part pas le cas de tous, et d’autre part la majorité d’entre eux vivent une expérience de fraternité et de Foi au cours de cette préparation… et c’est ce qui compte !

    P.S.2: (promis après j’arrête) ça me rappelle ma propre confirmation… en 3°… je m’en rappelle très peu, si ce n’est que j’ai failli arriver en retard, mais par contre la retraite à l’abbaye de Timadeuc, le partage, la prière, la nuit blanche, et le frère hôtelier en Nike « pump » trop trop mode sous sa bure… ça je ne suis pas prête d’oublier !!

  • An intriguing discussion is worth comment. I feel which you should write alot more on this subject, it may possibly not be a taboo subject

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