C’est fou…

A chaque fois que je l’imagine avoir touché le fond, Marc Lièvremont est là pour me surprendre : On prend un tarif contre un pays qui a moins d’habitants que le Tarn et Garonne ? Aucun problème ! L’ami Marco sort la moustache et remet Parra à l’ouverture, les anglais doivent sacrément baliser devant leur télé*. Vous savez quoi, je crois que c’est le premier signe de l’Apocalypse…

 

 

Bref, si je vous parle de rugby ce n’est pas seulement pour communiquer mon désespoir profond au monde entier ( j’ai un lecteur en Nouvelle-Zélande !). C’est aussi parce qu’à force de me taper des Georgie – Roumanie à 6h du matin j’ai remarqué un petit truc. Dans les îles du Pacifique (Tonga, Samoa, Fidji en l’occurence), un paquet de mecs jouent avec un strap autour du poignet et une croix dessinée dessus. Quand ils marquent un essai hop, un petit bisous sur le poignet (le doigt pointé vers le ciel en option).

 

C’est le bonus track polynésien, la foi version colliers de fleurs, tortues marines et noix de coco. Après on peut disserter sur le côté rassurant d’un bisous reçu de mecs qui font en moyenne 800 kilos, mais c’est un autre problème. Ca rappelle forcément les joueurs de foot qui se signent en entrant sur le terrain ou après avoir marqué un but (comme le petit nabot de CFA dans la vidéo ci-dessous (45′ et 1″31)), mais en plus folklorique.

 

 

Ces manifestations de foi, beaucoup trouvent ça ridicule (par exemple je suis sûr que Filou ça le fait hurler). On entend souvent des « Mais bonhomme, c’est pas Dieu qui va t’aider à marquer des buts ! ». Pourtant :

1° Je suis sûr que quand il est dans un bon jour, Dieu peut faire rentrer des frappes de 40 mètres

2°  pourquoi partir du principe qu’ils font toujours ça pour gratter quelque chose ?

 

Peut-être que le mec remercie pour un truc, demande une bénédiction ou je ne sais quoi, au fond on s’en cogne. L’important c’est surtout que même sur un terrain de rugby en plein milieu d’une coupe du monde, il reste en relation avec Dieu et il fait ce petit geste qui ne veut rien dire pour personne sauf pour lui.

 

Dans la foi, il y a les trucs qui nous concernent tous : les dogmes, les croyances, tout ce qui ne se négocie pas. Et puis il y a ta touche personnelle, toutes ces petites choses qui n’ont de sens que pour toi et t’aident à structurer ta foi au quotidien. Je connais des gens qui prient avant de faire un voyage en voiture, d’autres qui allument un cierge avant la messe, et ma grand-mère mettait un crucifix dans toutes les chambres des lieux où elle habitait. On peut appeler ça des tics de foi.

Ca agace énormément ma copine (qui s’agace pour plein de trucs inutiles, soit dit-en passant), mais moi je me signe à chaque fois que je passe devant une église. Pourquoi ? Je n’y ai jamais vraiment réfléchi, je suppose que c’est une manière de dire au Paternel que je l’ai remarqué en passant devant chez lui. Une sorte de « tac-tac-t’inquiètes-la mifa-t’as-vu-tranquille ? » comme on dirait dans kaïra shopping. Ca peut faire sourire, et j’en connais un ou deux qui vont guetter les passages devant les lieux de culte pour se foutre de ma gueule quand on se baladera ensemble. Mais pour moi c’est important, comme bénir mon repas pour remercier Dieu avant de manger (même si ça fout la rage quand c’est des endives au jambon).

 

 

Je l’ai répété mille fois, pour moi la religion s’accompagne nécessairement d’une relation personnelle avec Dieu, ce n’est pas un truc standardisé et mécanique. Une seule foi, un milliard de manières de la vivre. Alors de la même façon qu’on utilise le même alphabet sans pour autant écrire de la même manière, pourquoi ta pratique serait un calque de celle de ton voisin ? Si ça te rapproche de Dieu de chanter des cantiques dans ta douche, mais chante ! Tu te sens de prier avant les exams ? Mais prie !

Après, me faites pas dire ce que j’ai pas dis, évidemment que tourner sur soi-même à cloche-pied les soirs de pleine lune juste pour le principe de faire un truc serait débile. Le but n’est pas non plus de s’afficher comme un pharisien des temps modernes, genre « regardez comme je suis catho, houhou !! », ou de se créer un univers parasite bourré de tocs qui nous éloigne de l’essentiel (c.a.d : Messe/Bible/Mc Wrap poulet**-crudités). Mais si tu as envie de lever les bras pendant les chants à la messe, fais-le ! Si tu trouves que t’aurais bien le temps de faire ta prière le matin dans le bus pour la fac, fais-le aussi ! Et si tu marques un essai en coupe du monde, alors la joie et l’excitation peuvent justifier un petit signe de croix si tu le sens (l’important c’est surtout que tu m’envoies ton maillot dédicacé à la fin match).

 

Lâchez-vous.

 

 

*La BBC ?
**Poulet grillé hein, vous faites pas avoir un poulet croustillant faut demander le Wrap au bacon. De rien.

 

Ps : La page « Ils l’ont dit » est enfin mise un peu à jour !

 

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46 commentaires to “Une leçon venue des Tonga”

  • Article marrant, qui donne envie de pratiquer plus, avec des références fun et une vidéo de Messi. Du grand toi ;)

  • Encore une rectif : si le joueur fait un bisou à son poignet ou se signe ET QU’IL GAGNE, j’ai rien contre…
    Ton article est sympa. J’adore tes références décalées qui manquent complètement à ma culture, mais bon c’est toujours marrant d’être au milieu de gens qui parlent pas la même langue que toi…
    Mais il y a des trucs, comme ça, c’est vrai, qui sont des gestes un peu rituels. Quand je remets ma chaîne autour du cou, avec ma petite croix, après la piscine, j’ai toujours un moment d’émotion, comme si je remettais mon casque… Dans ma famille, il n’y a pas une voiture qui n’ait pas un médaillon de saint-Christophe. Ca fait sourire les athées. Je pourrais leur balancer que c’est comme mettre du sel ou du ketchup sur des frites sans avoir goûté, cétautomatik, mais comme j’ai remarqué qu’il y a aussi des Chrétiens qui font ça, je n’ai pas encore osé ajouter cet argument à ma pédagogie d’animateur d’aumônerie. Je tiens à ma vie.

    • @ Pipo : Merci ! Le commentaire de l’année, sans aucun doute :D

      @ Filou : exactement ce dont je veux parler. Quand je remets ma croix ça me fait aussi quelque chose. En revanche j’ai pas la médaille de St Christophe, mais question médaille de la vierge j’ai ce qu’il faut.

  • Eh ben alors ? Personne pour le jeu de mot sur Messi ?

  • On attendait Jesusdread pour ça…

    • C’est toi JesusDreads…

  • Mmm, pour les sportifs on peut se demander si ce n’est pas plus de la superstition que de la foi… parce qu’alors la proportion de croyants est sacrément élevée chez les sportifs !
    Bon évidemment il est impossible de savoir s’ils ne sont pas sincères Aussi :
    -les laisser faire ce qu’ils veulent : oui, à 100% !
    -les donner en exemple : mouaif.

    • Hey matounette :

      La proportion de croyants est sacrément élevée chez les sportifs ;)

      Pourquoi ? Y a plein d’explications, je laisse réagir (facile hein ?)

      • Pour paraphraser Saint Thomas : « Si tu ne me montres pas des chiffres, je ne croirai pas ! » (en espérant qu’ils ne soient pas en corrélation avec ceux de l’homophobie dans le sport)

        Et je te préviens amicalement que si tu me rappelles « matounette », ton avatar va se prendre un poke dans sa face :)

        • Mon honneur est sauf. Elle est comme ça avec tout le monde !

      • @filou:

        Oui, quel que soit son interlocuteur, matou ne se laisse pas avoir pas les approximations et exige du concret. C’est tout à son honneur, et son rôle d’avocat du diable enrichit souvent ce blog !

        @chamatou:

        Ce que Catho veut dire, je crois, c’est que si tu regardes les sportifs qui se signent, tu te rendras rapidement compte qu’il s’agit:

        - des italiens
        - des espagnos
        - des sud américains
        - des africains

        Est-il vraiment étonnant que dans les pays ou les chrétiens sont les plus nombreux, plus de gens se signent ?

        Soit dit en passant, en France beaucoup de joueurs croyants ne se signent pas en entrant sur le terrain. C’est moins dans la culture.

        • Dans ce cas il ne faut pas dire « La proportion de croyants [chrétiens] est sacrément élevée chez les sportifs » mais « la proportion de chrétiens sportifs est sacrément élevée dans les pays à haut intérêt sportif où il y a beaucoup de chrétiens », ce qui est un belle tautologie ;)

          En effet Wagram les sports collectifs tels que foot ou rugby voient généralement s’affronter des pays chrétiens (haha le France-Japon ^^)

          Et il est difficile de savoir si un rugbyman ou un karatéka japonais est shintoïste ou athée sans connaître les codes propres à sa religion ou à ses superstitions.

          Bref, j’attends encore une étude suer l sport et la religion !

        • Ps : Vous êtes anormalement sympas avec moi sur le blog depuis quelques jours… Que se passe-t-il ? :D

  • Moi mon tic c’est de triturer mon bracelet du FRAT (j’ai le jaune)

  • et de le plier, en 3 générallement

    • Le jaune, c’est carrément plus la classe que le blanc !

    • @fini99:

      En 3 ? Symbolique trinitaire ?

      • C’est plutôt que tu ne peux pas le plier en 4.

  • C’est quoi la fin de l’article ? Je suis tombé sur une vidéo vers le début, j’ai pas vu la fin de l’article.
    @Chamatouillette : Je vais sûrement taper dans le préjugé, et je ne te fais pas dire ce que tu n’as pas dit, mais c’est vrai que la plupart des sportifs (au foot en tout cas) ont pas l’air très fute-fute (Messi le premier). Donc quand on les voit se signer, ça fait pas très crédible.
    Mais il faut savoir qu’avant d’atteindre le haut niveau, la plupart des joueurs galèrent dans les championnats de bas niveau avec des salaires de misère. Certains n’atteignent jamais le top niveau et galèrent jusqu’au bout. Juste par passion. Et ces gens là n’ont vraiment pas une vie facile.
    Donc ça m’étonne pas du tout de voir des joueurs se signer ou quoi. Des prières et des remerciements au Seigneur ils doivent en avoir des tonnes à faire.
    Pour Messi c’est différent, il est argentin. Donc catho. Il a sûrement eu une vie très tranquille mis à part la séparation anticipée avec ses parents, mais ça l’empêche pas de se signer après 194 buts (faut le vouloir) ; tout comme moi et ma misérable vie de parisien qui a tout, ça m’empêche pas de me signer dans le train en allant à la fac, en douce, discret quoi … en mode MGS …

    • Toi, tu vas t’en prendre une de qui tu sais !

    • Avant de te répondre, permets que je tire un bon coup sur le peu qu’il reste de tes dreadlocks. Merci :D

      Heu pas une vie facile ? A moins que tu regardes les matchs de sous-sous division camerounaise, les footballeurs médiatisés gagnent des sommes mirobolantes. Je ne m’avancerai pas pour les autres disciplines sportives.

      De toute façon je ne pense pas qu’il y ait de corrélation entre la difficulté de la vie et la foi. Il y des athées miséreux, des riches chrétiens, des ingrats oublieux de leur ancienne foi et des gens déchus toujours fervents, et vice-versa.

  • D’accord avec Dreadtrucs, même si je pense que le sujet de l’article dépasse de loin la foi des footeux:

    1) un joueur qui a percé au plus haut niveau a des milliers de raisons de remercier !

    2) l’orgueil peut faire naître un syndrome « roi du monde » post-succès. Si la ou ils en sont, ils n’oublient pas à qui ils le doivent, c’est plutôt bien.

    • +1, le sport on s’en tape un peu, faut prendre de la hauteur quoi…

      Mais puisqu’il faut absolument une réponse à matou, précisons que quand elle dit « sport » elle pense « foot » puisque l’on observe pas les même comportements dans le hand ou le rugby. Pourquoi le foot ?
      Parce qu’une immense partie des footballeurs viennent de pays très croyants, notamment d’amérique du sud et d’afrique, et que chez les européens il y a une majorité de personnes venant de milieux très modestes et/ou étant originaires de ces pays là (donc ayant reçu une éducation religieuse).

      • Et qu’est ce que tu proposes pour prendre de la hauteur sur le sujet ?

      • Effectivement Marcc, c’est ce que je me suis dit un peu au-dessus avant de lire ton message.

        Je ne regarde pas le sport à la télé donc je ne saurais dire si les skieurs, les boxers, les haltérophiles etc. sont croyants et/ou se signent. Mais Kto je crois s’intéresse essentiellement au foot et au rugby.

        Bref, la corrélation sport/foi est plus que douteuse, celle sportifs_de_pays_chrétiens/foi logique, et peut écarter la thèse de superstition.

        Pour conclure, on pourrait peut-être dire que ce ne sont pas les sportifs qu’il faut donner en exemple de foi, mais les Italiens et les Néo-Zélandais ?
        Ouh, je sens que j’ai vachement fait avancer le débat… j’vais m’remettre au boulot, ça vaut mieux.

        • Pourquoi en est-on encore à disserter sur les sportifs ?

          C’est vraiment ça que vous retenez de l’article ?!

        • C’est un peu ce que j’entendais pas « prendre de la hauteur ». Peu importe sport ou pas sport.

          Je suis assez d’accord avec Kto d’ailleurs, y a une dimension perso dans la fois, un truc humain, on est pas des machines. En fait, je trouve la comparaison avec l’alphabet vraiment parlante….

      • Je pensais qu’on parlerait plus des rituels pratiqués un peu machinalement. N’ayant pas tous les mêmes références culturelles ou sportives, on peut dire sans trop se tromper, même en l’absence de statistiques, que les sportifs ou quiconque d’autre qui ostensiblement affichent des signes d’appartenance chrétienne sont vraiment CHRÉTIENS. Ça peut paraître évident, mais ça nous ramène à une question qui m’intéresse quand même : ces chrétiens là sont-ils conscients de l’image qu’ils véhiculent dès lors qu’ils s’affichent en public ? Se sentent-ils empreints d’un devoir d’exemplarité ? Entretiennent-ils en eux la flamme d’une mission ? En bref, leur prière est-elle de pure forme comme le gamin qui passe les doigts dans sa tototte, son doudou ou n’importe quoi pour se rassurer, ou une relation vraie avec le Sacré à un moment précis ? Dans la rubrique « ils l’ont dit » s’agit-ils là encore de faire du chiffre ? A-t-on des témoignages autres que superficiels de ces personnalités dont certaines pourraient faire preuve d’un étonnant éclectisme religieux selon le public qui les plébiscite pour une confession…
        Autrement, l’observation de tous ces petits signes chez les autres est marrante, oui, ça permet un certain rapprochement à l’idée qu’il y a bien une famille chrétienne.

        • Assez d’accord avec Filou. Tu affiches de pratiques chrétiennes ? Alors t’es chrétien. On va pas commencer à classer les « plus sincères que les autres » ou ceux qui croient mieux, ce serait débile…

          Moi aussi je dis toujours un bénédicité avant de manger, et je me rends compte que je fais des signes de croix dans la rue pour certains trucs, de l’extérieur ça doit praître très bizarre^^

  • c’est marrant, on a tous des trucs et des manies un peu perso dans note relation à Dieu. Mais je crois que ces petits détails participent à la richesse de la foi de chacun. Personnellement, c’est ma relation à la Saint Vierge qui me tourne vers Dieu au quotidien.

  • L’apocalypse… Pour les Anglais alors!!
    16-0 pour la France à la mi-temps, faut croire qu’après avoir touché le fond, on ne peut que remonter. Ou alors Dieu veille peut être sur la « fille ainé de l’Eglise ».
    Allez les bleus!!!

    Sinon, tu dis dans l’article  » Je l’ai répété mille fois, pour moi la religion s’accompagne nécessairement d’une relation personnelle avec Dieu ». Je dirais même que cette relation personnelle à Dieu s’appelle la foi, et c’est à ça qu’on reconnait un Chrétien:
    Un Chrétien, ce n’est pas quelqu’un qui est baptisé(il n’y a qu’a voir le nombre de baptisé non-chrétien qu’il y a actuellement en France), c’est quelqu’un qui à une relation personnelle à Dieu.

    • ça y est on a gagné!!!!

    • Pas d’accord. Encore une fois, arrêtons de penser chiffres ! Tous les baptisés sont Chrétiens.
      Et on s’en fout qu’on s’en serve pour les statistiques.
      Blub parlait d’éviter de classer les Chrétiens par ordre de sincérité.Les Chrétiens sont tout de même classables entre vie « active » et vie « passive ». Un Chrétien qui va à la messe et qui s’y ennuie systématiquement au point de n’en rien retenir est aussi passif qu’un Baptisé qui s’en fout. Un Chrétien qui a une relation personnelle et « fermée » avec Dieu aussi. Il pourrait être bouddhiste, ça ne changerait pas grand chose.
      Témoigner. Aller vers les autres, parler d’Amour et de Paix du Christ, ce n’est pas facile, mais qui a dit que c’était facile ? J’ai dit aux gamins tout à l’heure qu’être Chrétien pouvait être classé comme activité sportive (histoire de concurrencer l’escrime, le foot, les échecs, la natation et tout ce qui les empêche d’être réguliers à l’aumônerie). C’est vrai quoi, il faut tenir, aller plus haut, se sentir puissant. Relisez l’annonce de Gabriel à Zacharie dans Luc… Sacré sportif le JB !!

      • Je donnais juste ma définition du Chrétien et c’est vrai que comme toi je penses aussi qu’un Chrétien c’est un missionnaire, mais cela découle de la relation personnelle à Dieu, qui ne peut pas être « fermée » si elle est vraie, c’est impossible, c’est dans la nature même de la foi, l’amour de Dieu est trop grand pour être garder pour soi.
        Par contre, je connais un baptisé qu’il m’a déclaré « je suis Chrétien mais non-croyant ». Il est peut être Chrétien au sens culturel, social du terme, mais pas au sens religieux. Par contre on ne peut pas nier que par le baptême Dieu a semé quelque chose en lui qui peux resurgir à tout moment.
        Pour tes classes, tu as oublié un facteur pour celui qui s’ennuie à la messe. Dieu le pratique (pour reprendre le mot du cardinal Barbarin) pendant cette heure, lui envoi sa grâce et une messe n’est jamais perdu pour personne, j’en suis convaincu, ce qui a été semé grandira un jour, fusse après la mort.

        • Je viens d’apprendre que je suis chrétienne ! :) (ça ne va pas faciliter les discussions autour de la religion « mais tu crois ou tu crois pas ? »)

          Je comprends le point de vue de Filou, mais j’aurais tendance à penser comme fini99 : entre un baptisé croyant et un baptisé non-croyant (voire qui ne l’a jamais été et n’a reçu aucune éducation religieuse) il y a un gros fossé. D’ailleurs les statistiques ne se basent pas sur le baptême mais sur la déclaration des sondés.
          Mais mon opinion découle du fait que je pense qu’un sacrement qui n’est pas pleinement accepté par la personne n’a aucune puissance, ce qui j’imagine est faux selon la doctrine catholique ?

          • Des fossés, on peut passer notre vie à en creuser… KTO va plus loin et considère qu’il y a un fossé entre le chrétien qui va consommer un Wrap poulet au bacon et celui qui va se contenter du croustillant… C’est dire…
            Soyons sérieux ! Le Baptème nous fait rentrer dans la famille chrétienne. Si tu quittes père et mère, que tu t’éloignes pour toujours, il n’y a que toi qui considères que tu ne fais plus partie de la famille. Je crois en la parabole du fils prodigue. La foi est une question de réflexion, d’expérience, et de conversion souvent. En écoutant le témoignage de plusieurs convertis, je m’aperçois que beaucoup sont déjà baptisés mais ignorent tout jusqu’à un appel qu’ils prennent « en pleine poire ». Il serait peut-être intéressant de faire un sondage pour voir la proportion de convertis déjà baptisés par rapport à ceux qui viennent d’une autre religion ou qui sont athées. On reviendra ensuite sur la parabole de la semence. Ok ?

          • OK ! (à condition de comparer avec la proportion de baptisés dans la population totale, hein ;) )

      • Je ne suis pas d’accord pour partir du principe que tout les baptises sont des chretiens. Quand on regarde la proportion de baptises et la proportion de personnes qui se disent chretiennes en France il y a un grand fossé. Et donc sans classer par ordre de sincerité on peut classer les chrétiens en croyant et non-croyant.

  • Bonne question posée par chamatou:

    Pour celui qui est baptisé mais ne crois pas, quelle est donc la valeur du baptême ?

    • Il faut lui poser la question. Bien que je la trouve particulièrement insidieuse : qui parle de « valeur » ? Le mot seul est déjà ambigu. Celui qui pense « vénal » comprend d’un coup que le Sacré à une « valeur » -pourquoi pas marchande- supérieure à d’autres concepts.
      Si tu demandes à un assuré ce que vaut son assurance, sans l’avoir jamais éprouvée il ne peut pas savoir. Personne ne lui souhaitera d’avoir un accident. Peut-être qu’il ne saura jamais ce que vaut son assurance.
      Le Baptême est une sorte d’assurance-vie universelle et gratuite, dont les statuts ont très peu évolué (tout est relatif) depuis 2000 ans, et il y en a qui sont assez dingues pour lui faire encore de la pub. Gratuitement bien sûr. Aucun sociétaire n’est obligé de la solliciter… Pour une supra-cartésienne (tu vois de qui je parle), ça ne tient pas debout. C’est donc un peu fou, mais il faut juste y croire. Ce qui me semble déjà plus facile quand on l’a reçu en cadeau. Encore plus facile quand on t’a expliqué pourquoi c’était gratuit et universel.

      • Pour filer la métaphore (et surtout pour être sûre de comprendre) c’est une assurance contre quoi ? Le péché ? l’enfer ? l’isolement ?

        Sinon il me semble que Wagram parle de la valeur POUR le baptisé et non de valeur en soi : je pense que nous serons d’accord pour dire qu’en soi il n’y a pas de hiérarchie entre les baptêmes et qu’ils ont tous la même valeur en soi.
        En revanche un baptisé non-croyant accordera généralement peu d’importance à son baptême à titre personnel (à l’exception de ceux qui demandent une débaptisation officielle).
        C’est le cas de plusieurs de mes connaissances, élevés dans des familles catholiques (parfois pratiquantes) mais me disant n’avoir jamais vraiment cru : leur baptême les indiffère ou les agace.
        En ce qui me concerne c’est un peu compliqué, j’ai été catholique pratiquante pendant 90% de ma vie (si on inclut ma petite enfance) donc mon baptême a une importance pour moi, d’autant plus que je ne suis pas devenue athée (s’il faut absolument me coller une étiquette, disons agnostique catho-friendly, mais c’est pas tout à fait ça non plus). Est-ce que le baptême m’a donné des grâces ? C’est possible, je n’en sais rien, en tout cas elles ne semblent pas très efficaces en ce moment ;) (just kidding) Mais même s’il n’avait pas de valeur spirituelle, mon baptême en a au moins une symbolique.
        Je ne connais personne d’autre ayant été croyant puis agnostique, je ne peux donc citer que mon exemple, désolée.

        • 1- Doit-on s’assurer CONTRE quelque chose ? Et si on s’assurait POUR … se sentir bien, confiant, optimiste, ouvert, disponible, serviable, aimant, aimable, gentil, compréhensif, confident, joyeux, avenant, poli, respectueux, patient, …
          2- Si on acceptait le Sacré, nous n’aurions pas à donner de valeur (en soi, pour soi, à travers soi, ou comme tu veux…) au baptême.
          3- N’avoir jamais cru… Et l’avenir alors ?? La débaptisation « officielle » est quelque chose que je trouve assez dur. Faut-il avoir la gnaque pour réclamer une sorte de « remboursement moral » pour un cadeau fait dans sa toute petite enfance. Faut-il avoir la RAGE au coeur pour que le baptême aille jusqu’à « agacer ». Je plains les circoncis pour raison religieuse et qui réclament à juste titre une réparation… pour peu qu’il ne soient pas dans la ligne religieuse de leur environnement.
          4- J’adore le côté agnostique catho-friendly. Illustration parfaite de la religion à la carte. Avec coulis de framboise s’il vous plaît. Je plaisante Chamatou, mais c’est dommage de partir sur quelque chose d’aussi compliqué. As-tu le sentiment d’avoir déjà fait le tour des autres pour en faire déjà autant pour ta propre situation ?
          5- Des grâces tu en as déjà des tonnes. Il faut juste les identifier. Peut-être trop béatement pour toi qui as des exigences intellectuelles assez poussées. Mais crois bien que retrouver un coeur et un esprit d’enfant n’est pas totalement vain. Cela permet quelques fois de voir, de dire des choses assez simples, sans s’en combre de l’image qu’on donne de soi, et surtout en se foutant un peu du « qu’en dira-t-on ».

          • 1—Ok c’était juste pour la métaphore.
            2—Quand tu n’as pas la foi, le Sacré… mais c’est intéressant il faudra en reparler.
            3—Cette « rage » n’est peut-être pas gratuite… mais elle est triste.
            4—Je ne suis plus catholique, je ne suis pas athée ni laïcarde, résultat je me fais enquiquiner des deux côtés. Crois-moi, si je pouvais faire plus simple tout en respectant mes convictions je sauterais sur l’occasion. Et loin de moi l’idée d’avoir » fait le tour des autres », sinon je ne serais pas ici.
            5—Je veux bien te croire.

  • ne croit* pas.

    • La question n’est donc pas à poser en terme de valeur. Si le Sacré était remis à sa place dans notre société, il n’y aurait pas de sentiment d’obligation, il n’y aurait pas de questionnement infini. Ni d’incessantes remises en cause.
      Peut-être un peu plus de respect de la part de ceux qui ont, eux, le sens du Sacré.
      Le baptisé qui ne croit pas n’en a peut-être jamais eu besoin (de croire). Est-ce une raison pour obérer un pan de sa vie en l’excluant de la famille chrétienne ?

  • Je dirais plutôt que le baptême est un cadeau que l’on reçoit de Dieu, et comme tout cadeau, il est emballé.
    Après le Seigneur nous laisse libre de la déballer et d’en tirer de grandes grâces ou de l’oublier dans un coin du grenier. Mais il arrive un jour où on retrouve ce qu’on a oublié dans le grenier…
    Pour en revenir à ma discussion avec filou, je suis d’accord sur le fait que le baptême fait entrer dans la famille, mais beaucoup n’en ont pas conscience et ne vivent pas en chrétiens et encore moins en catholiques et il faut essayer de témoigner auprès d’eux.
    Et moi aussi je crois en la parabole du fils prodigue.

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