Depuis que Jésus a envoyé les disciples pour transmettre au monde son Message, les peuples apprennent à vivre avec Dieu. Petit à petit l’oiseau fait son nid, et force est de reconnaître que les 12 apôtres palestiniens ont sacrément bien fait le boulot, avec un peu plus de 2 milliards de chrétiens répartis sur tout le globe. Une leçon de management (ce qui tend à prouver qu’une carnet de baptême vaut plus qu’un diplôme Bac+5 HEC). Le petit oiseau a pas mal grossi, c’est même devenu un gros dindon bien balaise !
Si l’on trouve aujourd’hui des chrétiens sur tous les continents, en regardant leur répartition sur la planète je peux pas m’empêcher de remarquer quelques trucs bizarres… Je vous propose donc ce matin un Top5 des P.C.C, les « Pays Chrétiens Chelous », ceux où-qu’on-croirait-pas-mais-si-il-y-a-des-chrétiens.

 

1) Les Philippines

Christianisme : 93% (dont 85% de catholiques)

Islam et Bouddhisme : 5%

Eh ouais mon pote… Le « berceau du christianisme en Asie » qu’ils l’appellent. Et ça date pas d’hier puisque les Philippins découvrent le Christ avec Magellan, l’explorateur. La petite histoire raconte que c’est grace à un médecin de l’équipage que les premiers philippins demandent le baptême: il aurait soigné le fils d’un chef de village atteint d’une maladie locale. Et la-bas, on blague pas avec Jésus ! (en plus de manger des yeux de moutons en croûte de sel…)

En terme de pratique, les Philippines c’est l’Espagne du 15ème siècle !

Un exemple : la tradition, qui veut que certains se crucifient (!) le jour du Vendredi Saint pour montrer leur volonté de vivre leur vie dans les pas du Christ, rencontre un vrai succès (ils sont ensuite redescendus des Croix, ne vous en faites pas). Autre pays, autres pratiques, même Foi. A noter le rôle politique important joué par l’Eglise, comme lorsqu’elle participa à la chute du dictateur Marcos en 1986.

Les philippines, c’est aussi les JMJ les plus blindées de l’histoire !

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JP II accueilli à Manille en 1995


2) La Corée du Sud

Bouddhisme : environ 40%

Christianisme : 30 à 40% (dont un gros tiers de catholiques)

Qui l’eut cru. Les chiffres varient beaucoup selon les sources, mais entre un tiers et la moitié des coréens sont chrétiens. Le catholicisme est d’ailleurs la religion qui progresse le plus vite au pays du matin calme.

Le Catholicisme y est arrivé à la fin du 18ème, lorsque des penseurs confucéens coréens découvrent un ouvrage de Matteo Ricci, un Jésuite (comme d’hab’). Ils demandent alors à l’un de leurs élèves, Yi Seung-Hoon (pourquoi pas… ) d’aller à Pékin afin d’y rencontrer des chrétiens. Il en revient baptisé et introduit le catholicisme sur l’île. C’était en 1784 : à l’heure où chez nous on noyait les bonnes soeurs (ou brulait les églises, au choix), eux baptisaient à tour de bras. Merci la République.

Les chrétiens coréens sont particulièrement présents dans la vie politique : 60% des députés sont catholiques, et tous les présidents coréens sont chrétiens depuis 1997. On note aussi une bonne moitié de chrétiens dans l’équipe de foot, mais là je sens que je vais perdre des lecteurs.

(Ce paragraphe sur la Corée du Sud vous était offert pas les voitures Daewoo)

(Dans la même série: Vietnam, 10% de Chrétiens. Biens persécutés, soit-dit en passant.)

 

3) Le Liban

Musulmans : +/- 55%

Chrétiens : +/- 45%

Le Liban… On a tous en nous un peu de Tennessee, mais aussi une part de Liban qui sommeille. Certains lecteurs parleront de ce pays bien mieux que moi, mais je trouve vraiment triste d’avoir à le citer dans ce classement. Pourquoi ?

Parce que les Libanais sont chrétiens depuis beaucoup plus longtemps que vous et moi ! Nos ancêtres Gaulois vénéraient encore des touffes d’herbe et préparaient des offrandes pour les cascades de flotte que les libanais, eux, connaissaient déjà le Christ. Ca calme.

Sur le papier, le concept libanais a de la gueule : les états latins d’orient, un pays chrétien au proche-orient où les différentes religions pourraient vivre en paix. On est loin, très loin des roquettes du Hezbollah. Bah ouais, mais non. Les chrétiens, encore majoritaires au Liban il y a dix ans, sont passés sous la barre des 50%. Les persécutions, les divisions, la confrontation violente avec les immigrés musulmans (notamment palestiniens) ont poussé à l’exil des millions de chrétiens libanais qui n’étaient plus en sécurité dans leur propre pays. Les chrétiens ont (une fois de plus ?) payé les pots cassés dans une zone instable : 15 millions de libanais vivent à l’étranger. Dont 80% de Chrétiens.

Pour info: il y a 4 millions d’habitants au Liban. Je vous laisse faire le calcul. D’après St Paul, l’Eglise est le corps du Christ (Ephésiens, 1:22-23). Eh bien, sur ce corps, le Liban est une plaie ouverte: plus on y pense, plus ça fait mal, le Liban*…

(Dans la famille « je suis là depuis 2 000 ans et maintenant je me fais bien pourrir la gueule », je veux bien aussi les coptes en Egypte)

On ne réalise pas toujours à quel point nous avons des frères partout sur la planète, parfois cela fait du bien de s’en souvenir. Du moment qu’ils ne nous forcent pas à manger des yeux de moutons…

 

 

* Je pense que la question libanaise mériterait un article à part entière pour que tout le monde saisisse bien ce qui s’est passé la-bas, on en reparlera

Et voici la suite !

 

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14 commentaires to “Top5 : Vous avez dit « Bizarre »… ? Part 1/2”

  • Article marrant, par contre j’aurais juste quelques précisions à apporter sur le Liban : comme il n’y a plus eu de recensement officiel au Liban depuis 1932, il n’y a pas de chiffres arrêtés sur la part de chaque communauté au sein de la population.

    Déjà à l’époque, comme la France (puissance mandataire) voulait faire passer le pays pour majoritairement chrétien, on estime qu’il y a sûrement eu falsification des résultats, qui donnaient le pays majoritairement chrétien à environ 52%. Mais depuis longtemps les musulmans sont passés devant en termes de démographie, et aujourd’hui les estimations optimistes donnent 40% de chrétiens, et plutôt 35% selon la moyenne des estimations. Voili voilou, la Paix du Christ

  • Les coréens sérieux ???

  • Je suis un homme prévisible! Sur l’ensemble des livres que j’ai, on dit plutôt que les chrétiens sont un gros tiers, en tout cas bien en-dessous des 45%.

    Après comme il n’y a pas de recensement officiel … Sinon encore une précision, apparemment les chiffres de la diaspora libanaise sont très très exagérés : avec les descendants de descendants de descendants … on arrive effectivement peut-être à 15 millions, mais pour ce qu’on peut vraiment appeler des Libanais ultramarins (Libanais d’outre-mer quoi, j’ai pas trouvé mieux comme parallèle), il seraient moins de 10 millions.

    Enfin de toute façon, ils on déjà du mal à savoir combien ils sont chez eux, donc imagine à l’étranger!

  • Tu me pousses, et tu me tends une perche grosse comme un tronc d’arbre !

    Avant de lire le commentaire de Jaycee (Membre de la Jeune Chambre Economique pour les Amerloques, sorte de Lions’s Club pour les provinciaux mineurs, mais ça n’a rien à voir avec le sujet…), je me demandais déjà comment aborder le problème des chiffres sans froisser personne. Il faut planter le décor : Soit Marseille, son port, sa sardine… Eh bien oui, Marseille s’étend jusqu’au Liban. Surtout pour l’arithmétique. Et encore plus pour la multiplication. Certes, il y a eu un exemple célèbre de multiplication (pains et poissons)dans la région. Mais c’était du concrêt, c’était pas de la frime, et c’était il y a longtemps.

    Question population : le pays, d’après ce que j’ai toujours su, comptait plutôt autour de 3 millions d’habitants dans les années 70. Qu’il en compte quatre aujourd’hui ne m’étonne pas. Mais rassurez-vous, les chrétiens ne sont pas partis par millions. L’histoire contemporaine (depuis le 19ème siècle) simplifiée nous apprendra qu’étant sur le déclin, la Sublime Porte, que rien d’autre que le Coran ne rattachait à l’empire ottoman qu’il dirigeait, décida de répandre l’enseignement de la langue turque, à commencer par ses provinces proches. Parallèlement, l’évolution de la langue et de la culture arabes (comprendre : de langue arabe), au point mort depuis la fin des conquêtes et le retour d’Andalousie, connaissait un frémissement initié par des intellectuels chrétiens, ce qui provoqua quelques remous et quelques pendaisons suffisamment exemplaires pour que les Syro-Libanais (appelés Syriens à l’époque) décident d’aller voir ailleurs s’ils y étaient. Et ils y furent ! Premier grand mouvement depuis les conquêtes phéniciennes comme Carthage, l’émigration des « Syriens » débuta à la fin du 19ème siècle et ne prit jamais fin. Il y aura eu des périodes de pointe, comme la répression turque des années 1910 et la guerre soi-disant civile des années 70-90. D’autres périodes correspondent plus à des prospections commerciales liées à la création des lignes aériennes régulières, et notamment vers l’Afrique, ou à l’Eldorado pétrolesque des Arabes. Cette émigration est mixte avec des tendances plus ou moins confessionnelles suivant les destinations. Ca c’est pour l’émigration, l’exil, et toutes ces bonnes occasions de s’ouvrir au monde. Wikipedia sera beaucoup plus disert que moi sur le sujet. Je reviendrai très vite sur la suite de mon commentaire.

    A plus.

  • Bon, je continue : oui, bon, on dit que le Liban est Chrétien depuis 2000 ans. Ce n’est quand même pas tout à fait exact. Le sol Libanais est jonché de ruines grecques et romaines, mais les premières églises se trouvent en Syrie chers amis. Eh ouais (comme dirait mon pote d’Abidjan), le Liban, c’est d’abord rien qu’une montagne… non, deux, séparées par une plaine à 1000m d’altitude, la Béquaa que tout le monde semble connaître pour ce qu’on y plante… Les Chrétiens n’y poussaient donc pas naturellement.

    Les voies « terriennes » sont plutôt syriennes (voir Saint Paul) et les premiers Chrétiens se répandent le long et à l’Est de la chaîne de l’Anti-Liban. Les petites églises sont légions jusqu’au 6ème siècle. A l’époque, les Maronites existent déjà, mais ils ne sont pas libanais. Poussés vers le nord par les conquêtes musulmanes, ils buteront sur la chaîne du Taurus et redescendront vers le Liban à l’abri, dans les montagnes. La côte libanaise, toutefois, peuplée de pêcheurs et de commerçants, est forcément mixte de par son ouverture sur l’extérieur. On y trouve sans doute autant de païens que de Chrétiens ou de Juifs. Les Byzantins, plus dipomates, plus commerçants, se maintiendront longtemps sur la côte, et sont sans aucun doute les principaux interlocuteurs des croisés.

    Ceux-ci rentrés chez eux, les Byzantins tiendront leurs postes, mais beaucoup se convertiront à l’Islam par nécessité. La création des Echelles du Levant (sorte de comptoirs côtiers) en lien avec toutes les grandes villes méditerranéennes assurera la survie de toutes les communautés. Les grandes propriétés terriennes se situent quand même dans l’arrière pays. Plus sûr. La côte étant très étroite (pas plus de 5 km), on est très vite en montagne, donc plutôt chez les Maronites. C’est là que les échanges culturels se feront donc et que Louis XIV couvre la communauté de sa protection bienveillante. Mais les relations des autochtones avec les Sultans resteront tendues jusqu’à la chute de l’Empire, suite à son alliance avec les Allemands pendant la première guerre.

  • Je lis avec attention les commentaires de philippe et de JC, qui aurait pu penser que deux spécialistes de la question libanaise frayaient sur ce blog ?

    (Même si je crois me souvenir avoir déjà profité des éclairages de philippe sur la situation des chrétiens au proche orient, il y a quelques semaines de cela)

    Mais dans vos commentaires, vous ne me permettez pas de trancher sur la validité ou non de l’image que j’avais du Liban.

    J’ai en tête une situation très simple ou un état chrétien dont les croyants décident de partir, à force d’en prendre plein la figure. Ajoutée à cet exode, l’étonnante capacité des immigrés musulmans au Liban à faire des enfants en pagaille aurait achevé de faire basculer les chiffres en faveur des musulmans.

    Je raccourci, mais dans quelle mesure cela est-il vrai/faux ? J’ai cru comprendre que J-C balayait plutot cette version d’un (trop ?) rapide revers de main, mais qu’en est-il alors ?

    J’ajouterais que cette idée d’article est vraiment excellente, sur la forme et sur le fond. Cela change et c’est très bien.

  • K-maro est d’origine libanaise.

    « Donne moi ton coeur Baby… »

  • Je reste aussi bloquée sur la corée. Je ne savais pas du tout que l’on avait cela en commun.

    C’est vraiment une bonne idée d’article, quand postez vous la suite ?

  • Salut Clément, Salut Wagram,

    Tout d’abord, bravo Clément pour ton introduction érudite à l’histoire du Liban. Pour être honnête je n’en savais pas autant!

    Sinon, je suis loin d’être spécialiste du Liban, mais plutôt intéressé par l’histoire du pays, et à travers mes cours et mes lectures j’ai eu l’occasion d’avoir des éclairages différents sur la situation confessionnelle. Pour répondre à Wagram (enchanté) en gros, on peut résumer la situation comme tu l’as fait : le Liban se déchristianise, d’une part parce que les émigrés libanais sont majoritairement chrétiens, et d’autre part parce que l’évolution de la démographie joue en leur défaveur (« les musulmans font plus d’enfants »). C’est certes vrai, mais il faut selon moi nuancer certains points.

    Tout d’abord, il faut faire attention à ne pas diviser les libanais uniquement selon leur confession : historiquement, le Liban, c’est le Mont-Liban, c’est à dire les Maronites et les Druzes, qui s’entendent la plupart du temps mais se saignent mutuellement lorsque l’ordre féodal établi par les grandes familles commence à être remis en cause et que les interventions extérieures (Sublime Porte notamment) tentent de privilégier un acteur au profit de l’autre (cf. la « guerre civile » de 1860). Les villes côtières de ce qu’est le LIban actuel (Beyrouth, Tripoli, Saida, …) sont plutôt peuplées par les grecs catholiques et les sunnites, réunis par des intérêts commerciaux, et qui donc n’ont aucune raison de se faire la guerre et de plomber le commerce. Les chiites, eux, sont majoritaires au Sud-Liban (enfin ce qu’il en était avant la création de l’Etat libanais) et sont organisés en une société féodale, avec des grands propriétaires fonciers qui font travailler leurs coreligionnaires pour pas cher. Au cours de l’histoire du Liban, ce qui va pousser les Libanais à s’opposer, c’est donc des raisons sociales (émancipation des grands propriétaires terriens, lutte contre la structure féodale de la société surtout dans la montagne libanaise et dans le Sud, « choc culturel » entre le Liban côtier et le Liban de la montagne lors de la création du Grand Liban, revendication de nouveaux droits sociaux) et des raisons politiques extérieures (problème du « Fatah Land » après l’expulsion des Palestiniens de Jordanie lors de Septembre Noir, et plus généralement, le fait que le Liban soit le terrain de la lutte entre Israël/Pays arabes et USA capitalistes et URSS acquise à la cause anti-impérialiste). Tout ça pour dire qu’en gros, certes la société libanaise connaît des clivage confessionnels, mais qu’on doit les relier à des clivages plus larges, lesquels sont à mon avis la vraie raison qui pousse les gens à se retrancher dans leur religion quand la société va mal. D’ailleurs au cours des années 1960-1970, donc juste avant la guerre civile, la société avait tendance à se « laïciser », ou tout du moins les clivages confessionnels avaient tendance à s’effacer au profit d’autres : par exemple, les syndicats de travailleurs étaient a-confessionnels et les thèmes abordés relatifs à l’évolution de la société libanaise : dossier des travailleurs syriens et palestiniens (à qui l’on refusait d’octroyer la nationalité), désengagement de l’Etat de la vie économique, droits sociaux, etc …

    De plus, quand on dit que les musulmans sont plus nombreux et font plus d’enfants que les autres communautés, c’est en vérité des chiites dont on parle. Et là, paf, nouveau problème : les sunnites ont du mal à accepter que ces « hérétiques » deviennent les plus nombreux au sein de la société ! C’est d’ailleurs pour ce genre de raisons qu’il faut faire attention quand on dit que la guerre civile était une guerre religieuse : quand on regarde les alliances, mésalliances et contre-alliances sur la période 1975-1991, à peu près toutes les communautés se sont mises sur la gueule, avant de se rabibocher et de se retourner vers l’allié d’hier, qui de toute façon changera de camp pas longtemps après, etc … (d’ailleurs initialement, les Syriens sont intervenus pour sauver la mise … aux chrétiens!)

    Enfin, et là je n’ai pas suffisamment d’éléments mais ça pourrait être intéressant de se renseigner, je crois savoir qu’après la guerre civile, le gouvernement libanais avait octroyé la nationalité à près de 400 000 personnes, selon des critères pas toujours rigoureux, alors que pendant la guerre et aujourd’hui encore, on refuse de donner au Palestiniens installés ici depuis plusieurs générations ce fameux sésame. Je ne sais pas quelle « confession » a profité, en terme de nombre, de ce mouvement de naturalisation, mais vu l’équilibre démographique général de la région, je pense que c’est un des facteurs qui explique que les musulmans soient aujourd’hui plus nombreux.

    Certes, tout ce que je viens de dire va dans le sens du constat que Wagram avait dressé, mais je pense que c’est trop réducteur de résumer le problème libanais à un problème de religion, et que si un certain nombre de problèmes de fond étaient résolus : relations avec Israël, rôle du Hezbollah dans la société, faiblesse de l’Etat, situation des réfugiés palestiniens, chômage, spéculation immobilière …, les oppositions confessionnelles s’effaceraient et la société en sortirait plus pacifiée. Et peut-être que les gens arrêteraient de se poser la question de leur poids respectif au sein de la société, ce qui est un réflexe naturel quand on n’a plus que Dieu à quoi se raccrocher.

  • Et toujours aucune réponse sur K-maro…

    • J’allais pas repartir sur « donne mon ton bon vieux funk », mais sache que ton commentaire m’inspire un grand respect ! Presque envie de modifier l’article en conséquence…
      « Ton rock baby, ta soul baby »….

  • Salut, bon travail, Merci pour la part

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